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2013 s’engage sur de meilleurs auspices qu’en 2012.
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Christian Poyau, PDG de Micropole : «Nous avons à ce jour des indicateurs meilleurs que ceux de 2012.»
Dans le domaine de l’informatique, Micropole n’est pas une SSII traditionnelle puisque l’entreprise fait beaucoup de conseil dans le domaine de la business intelligence et du commerce en ligne. Elle a également un savoir-faire qui lui permet de s’implanter en Chine, pas simplement dans les entreprises européennes, mais aussi auprès des entreprises chinoises. Le groupe a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires annuel stable à 120,4 millions d’euros, par rapport aux 120,8 millions réalisés en 2011 (-0,3%). À périmètre et taux de change constants, le chiffre d’affaires s’élève à 117,4 millions, en recul de 2,8%. Le groupe indique que «l’année 2012 s’est déroulée dans un contexte macro-économique complexe, avec un ralentissement significatif des investissements.
Cette baisse du niveau d’activité, constatée à partir du mois de mars, s’était intensifiée durant le second et troisième trimestre. Au contraire, la fin de l’année a été marquée par un changement de tendance». Cependant, des perspectives d’amélioration de son activité sont observées pour cette année. Dans son communiqué, Micropole souligne qu’il a poursuivi «son développement international, qui représente désormais près de 27% du chiffre d’affaires. 2012 a été marquée par l’ouverture d’un troisième bureau en Chine (Pékin), et les acquisitions de la société belge Velixis, spécialisée dans la Business Intelligence, et du cabinet de conseil suisse Beryl, spécialisé dans le risque et l’organisation (secteur financier). Micropole a donc amplifié en 2012 la stratégie de renforcement de ses offres à forte valeur ajoutée tournées vers l’international». Christian Poyau, PDG de Micropole, répond à nos questions.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous avez beaucoup évolué au cours de ces dernières années, puisque l’on vous identifiait souvent dans le compartiment des SSII. Or, avec la complexification de nombreuses problématiques, comme le commerce en ligne ou la mobilité, la partie conseil semble devenir de plus en plus stratégique. Comment vous positionnez-vous ?
Christian Poyau : Pour le côté anecdotique, dans les deux fondateurs, il y a un ingénieur et moi-même qui suis consultant. J’insisterai davantage sur la partie liée au conseil métier. Il y a quelques années encore, le cœur de la décision émanait uniquement de la DSI (Direction des systèmes d’information). Aujourd’hui, cette décision est au minimum partagée, plus souvent pilotée, par les directions métiers. Nos clients sont aujourd’hui davantage des directions financières, des directions marketing, ou des directions des ressources humaines. Quand on va voir ces gens-là, ce qui les intéresse avant tout, c’est qu’on leur parle de leurs problématiques du point de vue de leur métier. Au final, on débouche sur un système d’information qui va pouvoir les aider, mais le point de départ est une problématique métier. Aujourd’hui, nous faisons du conseil et de l’intégration, avec un quart de nos effectifs qui sont des consultants. Ce ne sont pas des ingénieurs, mais des gens qui sortent d’une école de commerce. Donc, ils vont parler avec leurs clients de stratégie sur le commerce en ligne à travers différents canaux. Le point d’entrée, c’est vraiment le conseil sur les métiers.
Concrètement, qu’est-ce que le conseil sur les métiers dans vos domaines ?