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Le retour à la croissance est maintenant visible.
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Guy Mamou-Mani, PDG du Groupe Open : «La décroissance est en ralentissement, donc c’est moins pire.»
Groupe Open, société de services informatiques, annonce un chiffre d’affaires de 242,2 millions d’euros pour 2012, en repli de 5,1%. Face à un contexte de marché fragilisé, le groupe enregistre au quatrième trimestre 2012 un ralentissement de sa décroissance (- 2,1%). Malgré la diminution du chiffre d’affaires annuel, le résultat net attendu pour 2012 devrait s’afficher en forte progression. En 2013, afin de confirmer les ambitions de croissance organique de Groupe Open, le volume des recrutements prévu s’élève à plus de 600 nouveaux collaborateurs productifs sur l’année. Par ailleurs, en tant que HP Software Gold Business Partner, l’entreprise a renforcé son expertise autour du testing des applications mobiles. Profusion des plates-formes mobiles, hétérogénéité des systèmes d’exploitation, dynamisme croissant des contenus...
Pour faire face à ces enjeux, Groupe Open investit dans les solutions de test des applications mobiles respectant une stratégie de test en fonction de la criticité des exigences, du parc de terminaux et des OS. Rappelons que Groupe Open se positionne comme un acteur de la transformation et de la performance des directions informatiques des grandes entreprises. Principalement présent en France, il intervient à l’international en Belgique, aux Pays Bas, Luxembourg, en Espagne et en Chine. Guy Mamou-Mani, PDG de Groupe Open, répond à nos questions.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous avez atteint une taille importante en France : avez-vous toujours le même positionnement, ou êtes-vous devenus davantage généralistes au cours de ces dernières années ?
Guy Mamou-Mani : Il y a sept ou huit ans, nous étions seulement 250 et l’on peut voir à quel point le chemin parcouru est important. Il est exact que depuis deux ou trois ans, nous nous sommes focalisés davantage sur la simplification des structures : nous avions sept structures, nous n’en avons plus qu’une. Nous avons créé la marque Open, nous avons créé nos offres, nous avons refait tous nos systèmes d’information, nous nous sommes donc concentrés beaucoup plus sur l’interne. Maintenant que la structure est simple, solide et fiable, avec un résultat d’exploitation qui tournera autour des 5%, nous pouvons nous repositionner de manière plus offensive et revenir à la croissance. Pour la première fois depuis trois ans, nous avons un embarqué positif, puisque nous avons plus de gens à la fin de l’année qu’au début de l’année… Même si nous recrutions chaque année 500 à 600 personnes, il y avait une telle transformation et un tel roulement, que nous retrouvions un chiffre négatif en fin d’année.
Par ailleurs, nous avons gagné des référencements très importants grâce à tout le travail que nous avons accompli en termes de taille et de positionnement. Aujourd’hui, Open figure toujours dans les cinq ou six grandes SSII dans les grands référencements et, selon une récente analyse, nous sommes en deuxième position sur 70 sociétés classées. Cela montre vraiment la qualité de notre offre et de nos collaborateurs. Nous avons ouvert notre portefeuille clients en descendant un peu en taille. Alors que nous étions très concentrés sur les grands comptes, nous descendons aujourd’hui vers les entreprises moyennes et cela permet d’avoir une ouverture vers un peu plus de chiffre d’affaires. Le positionnement d’Open est tout-à-fait confirmé, mais nous avons aussi comme atout la proximité. Le «made in France» est aujourd’hui très apprécié, puisque tous nos centres de services sont en province. Cela nous permet d’avoir une concurrence par rapport à l’offshore, à des coûts intéressants, grâce aux processus d’industrialisation que nous avons réussi à mettre en place.