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Vers une chasse aux anciens records.
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
Ils étaient nombreux, les analystes et les gérants à avoir anticipé une forte résurgence de l’inflation ces dernières années, en raison des politiques monétaires très largement accommodantes, de part et d’autre de l’Atlantique. En réorientant leurs investissements dans cette perspective, ils avaient favorisé la formation d’une méga bulle spéculative sur l’or, qui est actuellement sur le point d’éclater. Ils avaient par la même occasion aggravé la hausse des taux d’intérêt sur les dettes souveraines.
La Banque Centrale Américaine (la Fed) a remarquablement bien piloté cette situation fortement instable et bigrement dangereuse en intervenant régulièrement et avec doigté sur le marché de la dette américaine et le niveau de ses taux d’intérêt administrés. Les opérations continues de « monétisation » des obligations d’état US et des titres de créances immobilières ont permis de faire basculer les forces du marché en faveur de la baisse des taux à long terme.
Tous les états, sans exception, ont bénéficier de cette situation technique très favorable. Autrement, le poids des intérêts de la dette aurait causé de gros dégâts sur les économies européennes en particulier. Lors de sa dernière réunion et à la lumière des récents chiffres publiés sur le chômage, la croissance et l’inflation, elle annonce clairement la couleur : sa politique en cours sera poursuivie pendant de longs mois encore. Les limites fixées sont : si le chômage recule à 6,5 % ou si l’inflation dépasser les 2,5 %.
Or, non seulement on en est encore loin pour le moment, mais en plus les tous derniers chiffres publiés sur la croissance du quatrième trimestre 2012 font ressortir un chiffre négatif de -0,1 % ! Bien qu’il y ait de fortes chances que la météo exécrable de fin d’année y soit pour quelque chose, cela éloigne d’autant plus les chances d’une hausse des taux d’intérêt dans les mois à venir.
Dans cette situation technique particulièrement favorable aux actions, on s’attend tout naturellement à voir le flux acheteur se poursuivre et même se densifier à la faveur de la hausse des cours. Les coins d’hombre susceptibles de donner éventuellement des coups de boutoir à ce bel équilibre ne pourraient venir que du vieux continent en cas de trop gros dérapage des déficits dans un ou plusieurs pays de l’Union. L’inquiétude de FMI concernant la maîtrise des prévisions publiques du gouvernement Hollande est un secret de Polichinelle partagé largement par les responsables des banques centrales.
Techniquement, l’indice Cac 40 poursuit tranquillement sa progression en direction des 4.150 points où se situe notre objectif théorique, n’étant interrompu que par de faibles corrections. Tant que la hausse ne s’emballe pas trop vite, l’environnement d’investissement boursier devrait rester sain et porteur. A court terme, la zone de résistance la plus proche se situe autour de 3.800 points et le soutien, vers 3.700.