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Le Cloud computing : une alternative aux problèmes de financement des entreprises
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Philippe Bouaziz, PDG de Prodware : «Le développement du Cloud computing, c’est d’abord l’obligation faite aux éditeurs de remplacer la banque en termes de financement !»
Le groupe Prodware est éditeur, intégrateur et hébergeur de solutions informatiques pour les entreprises. Il se positionne comme un acteur de référence dans la mise en place de solutions informatiques globales. Implanté dans 14 pays, Prodware accompagne les entreprises dans leur déploiement à l’international. Sa dernière opération lui permet d’unifier sa marque à l’échelon européen. En effet, il vient de conclure un accord avec la société d’investissement néerlandaise Value8 concernant la cession des titres de Qurius NV, la holding de l’ancien groupe Qurius, désormais sans activité après la cession à Prodware de l’ensemble de ses filiales opérationnelles. Aux termes de cet accord, Prodware cède à Value8 sa participation de 15,9% dans Qurius NV et Value8, nouvel actionnaire de référence de Qurius NV à hauteur de 22%, devient actionnaire de Prodware au travers de Qurius NV qui détient 2,1% de son capital. Value8 précise vouloir favoriser la détention des titres Prodware par Qurius NV sur le moyen terme, du fait de la valorisation attractive du groupe et de ses perspectives de croissance rentable. Philippe Bouaziz, PDG de Prodware, répond à nos questions.
L’Hebdo-Bourseplus : Comment l’année 2013 commence-t-elle pour votre activité ?
Philippe Bouaziz : Nous sommes à peine au début de l’année, les choses commencent tout doucement, mais je peux dire que la fin de l’année n’a pas été mauvaise. Le mois de décembre a plutôt été bon. Nous voyons bien qu’il y a beaucoup d’inquiétudes sur le marché, notamment sur les petites et moyennes entreprises, mais on sent quand même qu’il y a beaucoup de projets. Les entreprises souhaitent développer leurs relations avec leurs clients, elles souhaitent optimiser leurs prestations, les cycles de décision sont plus longs, on a plus de difficultés à obtenir des financements mais, en même temps, comme les entreprises ont besoin de s’optimiser, cela entraîne beaucoup de demandes. À l’arrivée, je pense que 2013 commence plutôt bien, notamment sur des projets d’optimisation ou de déploiement de développement. Nous abordons une année 2013 où nous sentons bien qu’il va y avoir une certaine pression, mais nous anticipons tout cela. Nous avons fait un plan d’amélioration des performances de l’entreprise de façon à avancer. Pour l’instant, dans la réalité du terrain, ce n’est pas vraiment différent de 2012.
Si votre réponse est plutôt sereine, est-ce aussi parce que depuis trois ans vous vous êtes davantage orientés vers les petites et moyennes entreprises ?
C’est tout à fait exact, nous sommes assez spécialisés sur les entreprises de taille intermédiaire, notamment pour les aider dans leur développement à l’international. Le fait d’être présents sur les filiales de grands comptes, comme sur les comptes moyens, cela nous permet de répartir notre chiffre. Nous avons 20 000 clients en Europe, nous avons un chiffre d’affaires qui se répartit bien sur quelques milliers de clients de manière récurrente et la palette des offres que nous proposons nous permet d’avoir un catalogue pour bien répondre aux besoins de nos clients. Cela fait aussi trois ans que nous optimisons les structures de l’entreprise. Ce n’est pas facile, mais c’est aussi un exercice intéressant parce que c’est dans ces situations que l’on arrive à optimiser au mieux les entreprises en créant les conditions favorables pour que tout le monde soit mobilisé. Nous avons aussi des opportunités : avec Qurius, nous avons pu devenir européens en deux ans en rachetant une société qui faisait plus de deux fois notre taille il y a seulement quatre ans de cela.