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Les "pelles et les pioches" du Cloud.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
L’informatique entre dans sa troisième vie. Il y a eu la période des grands systèmes, puis celle des PC reliés entre eux par des serveurs, voilà que le nomadisme qui se généralise impose l’informatique dans les nuages : le “Cloud”.
Pour aller dans les nuages en toute sécurité, il faudra s’appuyer sur une sorte d’”Agence de voyages”, c’est ce que Prologue propose, avec deux ans d’avance technologique sur la concurrence, seul européen là où règnent huit groupes nord-américains, à la traîne toutefois.
Informatique « dans les nuages », dangers et atouts. Les entreprises sont submergées de données. Il faut tout conserver, depuis les archives comptables, qui ne prennent pas beaucoup d’espace, jusqu’à énormément de données : des courriers électroniques, des échanges parfois importants, souventaccompagnés de pièces jointes, qui pèsent très lourd. Les services de stockage en ligne sont tentants car, les serveurs, leur entretien, leur maintenance sont de plus en plus onéreux. Pour la plupart du temps, pour une entreprise normale, les coûts des services informatiques (matériels, acquisition, location de logiciels, entretien, personnels dédiés, les frais financiers liés à l’acquisition des matériels comme ordinateurs, centres serveurs… représentent 3%, au minimum, parfois 4% et plus du chiffre d’affaires de l’entreprise. C’est un coût « fixe » qui n’a pas tendance à baisser.
Avec la multiplication des services Internet, internes comme l’Intranet ou externe correspondant aux sites accessibles au grand public, les sites commerçants ou « vitrines », les données à conserver sont importantes, souvent pesantes. Faire le tri entre le sensible et le moins sensible centre le confidentiel et le moins confidentiel est une chose difficile à réaliser parfois impossible. Les directions des services informatiques freinent des quatre fers car, le plus souvent, elles aiment régner sur le micro empire, sur leur personnel dédié, sur leur jargon, sur leur « savoir-faire ».
Une évolution irréversible, car génératrice d’économies.
Pourtant, d’ici à quelques années, des entreprises seront passées « dans les nuages » (Cloud) en gagnant 1 ou 2% de leur chiffre d’affaires en marge supplémentaire et d’autres resteront dans leur système archaïque, accroissant, au fil des années, leur retard. Le domaine de l’informatique a connu déjà deux très grosses étapes. La première est venue des grands systèmes, ordinateurs peu puissants mais très encombrants, alimentés dans un premier temps par des cartes perforées (sur 80 colonnes), puis par des bandes magnétiques, enfin, par des transmissions de données numériques. Ces ordinateurs ont vécu et ont fait vivre grassement leurs fabricants et les prestataires, pendant presque un quart de siècle avec un tournant décisif au milieu des années 80 grâce à l’arrivée de l’ordinateur personnel, inventé par un Français, à la fin des années 1960, mais ces ordinateurs ne se sont vraiment développés que lorsque IBM a lancé, avec l’image de « Charlot », son fameux PC.