Un graphique boursier mettant en évidence les lignes de tendance, niveaux de support et résistance

Les prémices d’une véritable panique à l’achat.

ANALYSE GRAPHIQUE

✍️ Par Mustapha GHAILANE

Si vous avez bien suivi mes analyses tout au long de ces derniers mois, vous devez bien comprendre pourquoi la Bourse monte fortement en ce moment. Vous devez être nombreux aussi à avoir souffert pendant de longs mois de voir les cours baissier sans raison apparente, si ce n’est la climat d’extrême morosité régnant autour de la Bourse. Les crises financières successives ont bien entendu fait des dégâts collatéraux sur certains secteurs d’activité alors qu’elles ne concernaient à priori que les États et les Banques.

De colmatage en colmatage, d’injections de liquidités en injections, le système financier planétaire a fini par retrouver un nouvel équilibre et tout semble à présent aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les gigantesques opérations de « monétisation » de la dette initiée par la Réserve Fédérale Américaine (la Fed pour les intimes !), puis suivie sur ce chemin par la Banque Centrale Européenne (BCE) ont fait leur œuvre avec succès : les taux d’intérêt à long terme ont bien fini par baisser fortement et même bien au-delà de ce qui était espéré ! Mais à présent, c’est le deuxième effet « kiskool » qui commence ! Pour nos jeunes lecteurs qui ne connaissent pas ce grand classique de la pub TV, taper « effet kiskool » sur Google et vous aurez tous les détails sur le sujet. Cela concerne à présent les actions qui bénéficient désormais d’un puissant effet de ressort qui s’est formé sur l’énorme différentiel de rendement entre les obligations d’état et les actions, ce qui est une situation à la fois anormale et inédite.

Les actions ont toujours, historiquement parlant, et à de rares exceptions près, distribué moins de dividendes que les coupons d’obligations à prix d’achat égal. Alors que les risques systémiques ont fortement baissé, les dividendes des actions devraient de nouveau normalement rapporter moins que les coupons d’obligations d’état en raison du potentiel de plus-value que recèle l’action sur le long terme, mais pas l’obligation (sauf vente avant l’échéance). Pour arriver à cette situation, les cours doivent par conséquent monter à due proportion pour refléter cet écart normal de rendement.

Cette théorie vaut ce qu’elle vaut, mais elle est très largement suivie par les gérants tout simplement parce que son enseignement est généralisé dans toutes les universités du monde. Dès lors que la Bourse commence à monter, comme elle le fait actuellement, les gérants qui n’auraient pas investi sur les actions auraient beaucoup de mal à l’expliquer à leurs clients, surtout après tant de pertes subies par le passé. C’est l’une des raisons susceptibles de conduire à une véritable panique à l’achat, aggravée en l’occurrence par l’obligation de rachat des vendeurs à découvert encore fortement présents sur le marché. Techniquement, un début d’accélération haussière commence à se voir alors que la barrière des 3.600 points est largement dépassée à la hausse.

Les 4.000 points devraient être touchés bien plus rapidement que prévu alors que de très bonnes nouvelles sur la croissance arrivent actuellement de Chine.  Je m’attend à un profond changement d’opinion de la part des analystes qui étaient encore très pessimistes il y a quelques jours seulement ! n

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.