La France au risque de l’islam.
LITTÉRATURE
La question de l’islamisation progressive de la France est loin d’être neutre, il est légitime de se la poser. L’avocat Thierry Bouclier vient de publier un ouvrage saisissant, dans lequel il évolue la progression constante et insidieuse de l’islam dans notre vie publique. L’auteur a analysé de nombreux témoignages et textes législatifs. Il décrit de nouvelles pratiques mises en oeuvre à l’échelon des communes, avec des conséquences sur l’organisation de l’école, de l’alimentation, des hôpitaux, des prisons...
Son constat est sans appel : peu à peu, l’islam s’insinue discrétement dans notre vie publique. L’auteur a effectué un long travail d’enquête : «J’ai voulu remonter le temps et partir des premières affaires de voile islamique qui s’étaient produites à Creil en 1989. Montrer le départ, cette simple affaire de voile - qui concernait à l’époque trois jeunes filles - comparée à la situation actuelle avec l’islam qui a investi tous les pans de la vie publique ! Je pense à la construction croissante de mosquées, à la viande halal qui est généralisée, à la pénétration d’un certain nombre de préceptes coraniques dans le droit français, à l’arrivée de la finance et de l’assurance islamiques… En une génération, l’islam, qui était encore relativement marginal dans notre pays, a pris une place très importante au sein de la société française».
Ce qui est surprenant, c’est que l’on ait accepté à l’égard de l’islam ce que l’on avait refusé à toutes les autres religions : «J’aborde la question de l’islam en tant que système politique et juridique total, qui englobe l’ensemble de la vie du croyant, et c’est pour cela que nous avons assisté à ce développement de l’islam dans tous les pans de la société française. Tout cela en violation d’un certain nombre de principes, notamment celui de la laïcité. Il y a une contradiction dans le discours des hommes politiques, notamment de nombreux maires, qui invoquent en permanence le principe de laïcité mais qui, dans les faits, font tout pour contourner la loi de 1905. C’est quelque chose que l’on voit bien avec les constructions de mosquées dans de nombreuses communes avec de l’argent public. Nous avons aujourd’hui, chez un certain nombre d’hommes et de femmes politiques, une conception dévoyée de la politique. Jean Glavany a même dit qu’être un bon laïc, c’est faciliter la construction des mosquées…»
Là encore, il faut revenir sur la structure même de l’islam qui est incompatible avec la laïcité : «La définition de la laïcité est relativement ancienne, c’est simplement la distinction entre ce qui relève du spirituel et ce qui relève du temporel. Il y a une phrase célèbre : il faut rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu, et à César ce qui appartient à César… Or, cette distinction n’existe pas dans l’islam, dans la mesure où il n’y a aucune séparation entre les deux domaines». Le livre nous apprend que chaque jour, dans des milliers de communes de France, les politiques cèdent à l’islam, tout simplement afin de ne pas être soupçonnés de racisme : «L’arme de l’islamophobie a été théorisée par Khomeiny à la fin des années 70. Il s’agissait d’empêcher toute discussion, même une discussion constructive, sur la question de l’islam. Islamophobie, cela signifie avoir peur de l’islam mais, dans le langage courant, cela signifie de plus en plus animosité ou hostilité à l’égard de l’islam. Dans ce contexte, un certain nombre d’élus se retrouvent tétanisés et ils cèdent aux revendications communautaires. Il faut aussi reconnaître, dans la mesure où l’électorat de confession musulmane est de plus en plus nombreux, qu’un certain nombre d’élus soucieux de leur réélection souhaitent caresser cet électorat dans le sens du poil. Lorsque certaines revendications voient le jour, pour séduire cet électorat, les élus cèdent à ces revendications».
Actuellement, la principale revendication concerne la viande halal et, évidemment, tous les élus cèdent : «Le maire de Strasbourg a dit, à propos des cantines scolaires de sa ville : Nous servons de la viande halal par respect de la diversité, mais pas de poisson par respect de la laïcité… Le problème de la viande halal c’est qu’il n’y a aucune traçabilité et personne ne sait vraiment quelle viande est halal et quelle viande ne l’est pas. Un certain nombre d’enquêtes ont prouvé que nous mangeons de la viande halal sans le savoir, puisque les réseaux de distribution sont mélangés par souci d’économie. Il n’y a pas de raison pour que des personnes qui ne sont pas de confession musulmane mangent de la nourriture en provenance d’animaux abattus selon des préceptes religieux qui ne sont pas les leurs. L’une des règles pour la nourriture halal, c’est que l’animal doit être égorgé vivant, sans être étourdi, ce qui provoque une souffrance chez l’animal. Le Conseil constitutionnel devait se prononcer pour savoir si la corrida était ou non conforme à la Constitution et l’un des arguments avancés par les adversaires de la corrida, c’est que cela entraînait une souffrance inutile de l’animal… On voit bien la contradiction !»
Autre souci avec la viande halal : «Les sacrificateurs reçoivent une taxe pour le sacrifice de l’animal. Elle est estimée à 150 millions d’euros par an. Donc, lorsque nous consommons sans le savoir de la viande abattue selon les prescriptions coraniques, nous finançons le culte musulman». Le livre de Thierry Bouclier montre bien comment la société française s’ouvre, lentement, sournoisement, mais sûrement, vers l’islam : «Tout cela se fait par petites touches, jour après jour et de manière discrète… Il sera difficile d’inverser la tendance et, si l’on poursuit dans la tendance actuelle, il est à craindre qu’un point de non-retour ne soit atteint. En 1965, il y avait en France 4 lieux de culte musulman, à la fin de l’année 2010 il y en avait 2368 et les représentants du culte musulman estiment que, par rapport au nombre de musulmans en France, ce nombre est insuffisant et qu’il devrait être multiplié par deux ou trois ! Si nous allons dans cette direction, le point de non-retour sera atteint assez rapidement».
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