Le courtage en crédit s’installe durablement dans le paysage immobilier.

LA VIE DE L’IMMOBILIER

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Stéphane Conte, président d’Infimo Courtage : «Aujourd’hui, 40% des transactions immobilières passent par le biais d’un courtier.»

En s’adressant à un cabinet de courtage, un jeune couple qui souhaite emprunter 200 000 euros peut réaliser jusqu’à 30 000 euros d’économies sur un crédit immobilier ! En quelques années, le métier de courtier a considérablement évolué puisque l’on estime que la moitié des acheteurs s’adressent à ces professionnels de l’intermédiation. Stéphane Conte dirige le cabinet Infimo, qui rayonne sur l’Ouest de la France, et il est l’un des rares opérateurs à ne pas facturer de frais de dossier aux emprunteurs. Il fait le point sur la situation du courtage et de l’immobilier en cette fin d’année.


L’Hebdo-Bourseplus : Quelle est la tendance en cette fin d’année ?

Stéphane Conte : Le premier constat, c’est une baisse significative du nombre de transactions. Les chiffres pour 2012 ne sont pas connus, mais il y aura une baisse significative du nombre de transactions : donc moins de crédits et donc moins d’opportunités pour les banques de gagner des nouveaux clients. Il y a une véritable compétition dans la baisse des taux, c’est aujourd’hui vraiment significatif . En huit ans d’expérience, je n’ai jamais vu des taux aussi bas. Aujourd’hui, il nous arrive d’avoir des taux sur 25 ans, c’est la durée la plus utilisée par les primo-accédants, de l’ordre de 3,35% à 3,50%, ce qui est vraiment exceptionnel. Les prêts sur 20 ans sont davantage utilisés par les secundo-accédants. On a rallongé un peu la durée en raison de l’augmentation des prix, ce sont généralement des gens qui ont entre 35 et 45 ans. Sur des durées de 20 ans, on arrive à des taux inférieurs à 3,30% . Sur moins de 10 ans, on est en dessous des 3%, en taux fixes bien entendu.


Cependant, les banques sont très sévères dans leurs critères de sélection, alors qu’il y a quelques années, des personnes qui n’étaient pas totalement dans les cases pouvaient quand même obtenir leur prêt…

Après la crise américaine de 2008, on a observé un resserrement des critères d’acceptation, parce qu’il y a eu l’achat de mauvaises actions de la part des banques américaines spécialisées en crédit immobilier. Globalement, les banquiers étaient auparavant un peu moins regardants, tout en étant respectueux des règles légales. Mais c’est vrai, ils étaient plus souples…

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