Renaud Camus lance son billet quotidien sur Internet.

LITTÉRATURE

✍️ Par Yannick URRIEN

Renaud Camus a toujours été reconnu comme un grand auteur et intellectuel français. Or, les mêmes qui pendant des années ont encensé l’écrivain, qui avait accès à tous les médias, s’en sont détournés : il apparaît que Renaud Camus a osé franchir la ligne du politiquement correct, en dénonçant notamment «le grand remplacement» de population qui s’opère en France : c’est-à-dire les effets de l’immigration et le changement de civilisation, qu’il qualifie de «contre-colonisation» de la France.

Lors de la dernière élection présidentielle, il a annoncé qu’il voterait en faveur de Marine Le Pen. Son éditeur historique, Fayard, a alors rompu son contrat. Renaud Camus dirige aussi son parti politique, le parti de l’In-nocence, de sensibilité écologique, dont l’objectif premier est de combattre les nuisances qui nous empoisonnent la vie. Renaud Camus a par ailleurs été l’une des grandes voix de la communauté homosexuelle dans les années 70, notamment à travers sa chronique dans Gai Pied. Que devient-il ?

Son billet quotidien, publié chaque année dans un grand ouvrage, change de support et arrive bientôt sur Internet. Ainsi, à partir de janvier 2013, les lecteurs de Renaud Camus n’auront plus à patienter pendant toute une année pour découvrir ses réflexions émises au jour le jour : ils pourront le faire quotidiennement, moyennant un abonnement à souscrire sur le site officiel de l’écrivain (http://www.renaud-camus.net).

Renaud Camus nous rappelle : «Ce journal était publié depuis une quinzaine d’années, chaque année par les éditions Fayard et, à partir de cette année, elles n’ont plus souhaité poursuivre cette publication. J’ai donc transporté le journal et toutes mes activités littéraires sur la toile, puisque je n’ai plus d’éditeur. En ce qui concerne le journal, dont 25 volumes étaient parus en livres traditionnels, la suite sera publiée d’une manière quotidienne tous les jours sur la toile. Ce sera en temps réel…» Evidemment, «c’est un exercice nécessairement un peu différent puisque, dans l’édition papier, il y avait toujours un décalage d’au moins une année. Là, ce sera au jour le jour. Je m’étais toujours soumis à la contrainte de ne pas changer le fond, même quand mon opinion avait changé, je laissais le texte écrit tel qu’il était, donc le changement est peut-être moins grand qu’on ne pourrait l’imaginer».

L’écrivain souligne : «Nous sommes dans une situation politique, et même historique, au sein de laquelle la vérité passe un assez mauvais et long quart d’heure. Nous sommes plongés dans le règne du faux, dans le réel inversé. Les vraies questions ne sont pas posées et nous sommes noyés dans un monde absolument imaginaire, où la question qui se pose constamment est : «Est-ce que l’on a le droit de dire ça ?», «Est-ce que l’on peut dire ça ?» et jamais «Est-ce que c’est vrai ?».

Nous avons eu de nombreux exemples récents, on ne s’interroge absolument pas sur la réalité. C’est assez terrifiant, c’est tellement effrayant que mieux vaut peut-être ne pas en parler... Mais, en n’en parlant pas, on ne fait qu’aggraver les choses et on se retrouve dans une situation que personne n’a souhaitée et qui n’a été évoquée par personne, sauf par des voix que l’on a voulu faire taire pendant un demi-siècle». Or, le grand public est persuadé que la liberté d’expression existe en France, alors qu’elle est souvent remise en cause.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.