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Vision IT Group présente sa stratégie pour retrouver son niveau de marges historiques.
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Marc Urbany, président de Vision IT Group : «Nous avons la chance d’être dans la liste des fournisseurs privilégiés des principales grandes entreprises françaises.»
Vision IT Group annonce un chiffre d’affaires cumulé de 84,2 millions d’euros pour les neuf premiers mois de l’année. Pour le 3ème trimestre, l’activité ressort à 26,3 millions d’euros. Malgré une petite baisse constatée sur neuf mois (33,5 millions : - 0,6%), la France résiste avec une légère croissance enregistrée au 3ème trimestre (+ 0,1% par rapport au chiffre d’affaires 2011). De nouveaux contrats ont été signés, mais Vision IT Group subit une forte pression des clients sur les prix. Celle-ci aura une influence négative sur les résultats opérationnels du 2ème semestre, indique l’entreprise.
Toutefois, le groupe confirme sa volonté de poursuivre sa stratégie de retour à son niveau de marges historiques. Grâce à la restructuration en cours au Luxembourg, qui sera poursuivie par des mesures similaires en Allemagne, Vision IT Group «garde confiance en l’amélioration de ses marges et au retour de la croissance organique en 2013». Marc Urbany, président de Vision IT Group, nous présente son entreprise et revient sur son positionnement assez particulier dans l’univers des SSII.
L’Hebdo-Bourseplus : On vous situe souvent dans la catégorie des SSII, or vous n’êtes pas totalement une SSII puisque vous faites du conseil et de l’expertise informatique et vous travaillez aussi sur l’installation de centres informatiques. Quels sont vos métiers ?
Marc Urbany : Quand on analyse nos activités, nous sommes effectivement dans le conseil, pour 47% de nos revenus, nous faisons du conseil métiers, particulièrement dans le domaine de la banque et de l’assurance. Par exemple, nous venons de gagner un très beau projet dans la conduite du changement pour un ministère en France. Nous travaillons aussi dans les aspects liés aux règlements internationaux autour de Bâle 3. Nous avons également une activité forte dans la qualité des logiciels, c’est-à-dire tout ce qui concerne le conseil dans la mise en œuvre de logiciels de qualité, c’est-à-dire performants et en adéquation avec les fonctionnalités définies par l’utilisateur. Nous avons aussi une activité plus classique de développement d’applications, cela représente 24% de nos revenus, ainsi qu’une activité de gestion de centres informatiques, de mise en œuvre des infrastructures des centres informatiques, qui représente 29% de nos revenus.
Vous êtes donc très diversifiés, ce qui vous met à l’écart des modes : lorsqu’un secteur ne se porte pas très bien, vous pouvez compenser…