Conseil indépendant : les atouts stratégiques de Solucom.

LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Pascal Imbert, PDG de Solucom : «En ce moment, il n’y a plus de carburant et le marché est vraiment sous pression.»

Dans un contexte de marché extrêmement tendu, Solucom continue d’élargir son expertise et d’accueillir des nouveaux talents. Au deuxième trimestre 2012-2013, clos fin septembre, le cabinet de conseil et de services informatiques a enregistré un chiffre d’affaires de 28,7 millions d’euros, en hausse de 21% (+10% à périmètre constant). Sur le semestre, les facturations ont progressé de 19% (+7%). «La croissance de Solucom est en avance sur le plan de marche annuel, qui prévoit une croissance organique positive et une progression totale, en intégrant Alturia Consulting et Eveho, d’au moins 13%», indique la société. Le second semestre sera marqué d’«une nouvelle accélération de la croissance du cabinet du fait de l’acquisition de Stance». Sur le plan de la rentabilité, Solucom maintient son objectif d’une marge opérationnelle courante annuelle à deux chiffres. Pour accélérer son développement, Solucom a émis, le 26 octobre 2012, un emprunt obligataire de 3 millions d’euros.

Il a été souscrit par le fonds Micado France 2018 et géré par Portzamparc Gestion. Les obligations porteront intérêt au taux fixe de 5,5% et seront remboursables in fine le 2 octobre 2018. Le produit de cette émission est destiné à contribuer au financement du plan Solucom 2015. Le groupe vise en particulier un chiffre d’affaires de 170 à 200 millions à horizon 2015. Rappelons que Solucom est un cabinet de conseil en management et système d’information. Les clients de Solucom figurent dans le Top 200 des grandes entreprises et administrations. Solucom est coté sur NYSE Euronext et est qualifié comme une «entreprise innovante».


L’Hebdo-Bourseplus : Quelle est la situation du marché en cette fin d’année ? Les entreprises considèrent-elles toujours les nouvelles technologies comme un facteur de développement, ou ont-elles plutôt tendance à freiner leurs investissements ?


Pascal Imbert : Les entreprises sont dans une optique de frein sur leurs investissements. Nous sommes dans une situation qui reste déprimée, y compris pour les investissements dans les nouvelles technologies qui, à d’autres moments, peuvent être considérés comme des investissements d’efficacité et de productivité. Mais, en ce moment, il n’y a plus de carburant et le marché est vraiment sous pression.


Généralement, en période de crise, les entreprises se concentrent vers ce qui peut leur permettre d’améliorer leur productivité. Mais en France, la tempête est tellement forte qu’il ne se passe plus rien…

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