⟵ Retour
Le facteur risque s’accroît.
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
Il est difficile d’imaginer le monde financier de demain sans endettement. Celui qui renaîtra nécessairement des cendres de la croissance des années 1990 à 2010, bâties essentiellement sur le creusement des dettes souveraines des états. Même aujourd’hui, les niveaux des marchés boursiers sont directement liés à la masse colossale de la dette qui circule à l’intérieure de la sphère financière mondiale. Plus cette dette grossit, plus les indices boursiers ont tendance à monter haut sur le long terme.
Parallèlement, le risque financier augmente et provoque régulièrement des séismes ça et là, sur les maillons faibles du système, ou jugés en tant que tels. Ces faiblesses touchent les états, les banques et les entreprises privées. Le paradoxe de la situation actuelle tient dans le fait que plus la dette augmente, plus son alter ego, la créance, augmente. L’investisseur obligataire d’enrichie donc, mais la qualité de ses biens se dégrade au fil du temps de part la fragilisation de ses emprunteurs.
Cela a été parfaitement matérialisé par la crise des « sub-primes » puis celle de la Grèce qui ont vu partir en fumée une bonne partie de ces emprunts de « maillons faibles ». Ces crises à répétition ont poussé les responsables de ce monde à oeuvrer en faveur de l’arrêt progressif et à terme de la spirale de l’endettement.
De deux choses l’une : ou bien ils y arrivent et c’est la récession assurée car l’économie mondiale puise essentiellement sa croissance dans la création de la dette nouvelle. Ou bien, ils échouent et on continuera à être secoués par des crises à répétition de plus en plus profondes. Pour le moment, un équilibre intéressant semble persister sous la forme de très faibles niveaux de taux d’intérêt à long terme. Il a le double mérite de coûter le moins cher possible aux états et de permettre en théorie un lent désendettement sur le long terme par le jeu des interventions des banques centrales sur les marchés de la dette souveraine. Ce pilotage forcé à toutefois l’inconvénient de rendre les marchés financiers très dépendants de ces administrations, ce qui est tout à fait contraire aux principes de l’économie libre.
A moyen terme, les marchés ont bénéficié au cours des trois derniers mois de la mise en place de « mécanismes de stabilisation » pour faire baisser les taux espagnols et italiens. Ces effets là se sont largement estompés depuis et il va falloir trouver quelque chose pour entretenir la flamme. Du point de vue technique, des signaux de retour dans une phase de correction sur l’ensemble des indices boursiers semblent se préciser. Sur le Cac 40, la nouvelle cassure du support intermédiaire de 3.400 points a validé la poursuite de la baisse en direction des 3.250 points, où se trouve la prochaine zone de soutien la plus significative.
Pour lire ce numéro (Accès numérique)
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.