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Dans les banques, il y a toujours... à boire et à manger.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Comme promis au vu des comptes semestriels publiés, au vu des nouvelles perspectives économiques liées aux différentes opérations des banques centrales, nous poursuivons notre étude détaillée sur les entreprises cotées, les principales en premier pour termineravec des entreprises de plus petites tailles, grosses PME ou sociétés de dimensions plus petites mais qui sont intéressantes.Cette semaine, nous ouvrons le dossier des grandes banques. (suite la semaine prochaine).
Pendant très longtemps, il semblait impossible qu’une banque de grande taille puisse faire faillite. Avec l’effondrement de Lehman Brothers à la mi-septembre 2008, le monde entier s’est rendu compte que cela était possible. Au moment des comptes définitifs, cela a été une mauvaise surprise car, en fait, les créanciers n’ont pu obtenir que 25 à 30% de la valeur initiale de leurs actifs situés dans le bankster nord-américain. Il est clair que dans le système bancaire, une grande partie de la valeur est liée au fonds de commerce, à la capacité d’effectuer régulièrement des opérations rentables, avec la possibilité d’un dividende ou pour la partie non distribuée, la capacité de fabriquer des fonds propres.
En cas de défaut de paiement, le fonds de commerce disparaît et, avec lui une grande partie des actifs. À ce jour, les grandes banques françaises ne sont même plus valorisées sur la base de leurs fonds propres, loin de là. Aussi bien BNP Paribas, Crédit Agricole que la Société Générale, sans parler de Natixis, ne sont plus évalués par rapport à leurs fonds propres et le sont que sur leur capacité à tondre régulièrement les pauvres « gogos moutons », les clients particuliers car le reste de leurs différents autres fonds de commerce disparaît tranquillement ou s’amenuise.
En effet, pendant longtemps, les grandes banques ont gagné beaucoup d’argent en installant des facilités de crédits aux entreprises, correspondantes à des engagements hors bilans, des lignes sur lesquelles les entreprises pouvaient tirer quand elles le voulaient, moyennant une commission annuelle d’engagement relativement modeste. Du fait des nouvelles réglementations sur les fonds propres, ces engagements nécessitent de très importants fonds propres et, il n’est plus question de les accorder facilement. Les crédits aux entreprises ont en partie, largement disparu, alors les grandes entreprises se financent sur le marché obligataire, en direct.
Les banques peuvent participer au placement de ces obligations, moyennant une commission, mais les « juteuses » commissions annuelles n’existent plus, pour juste un confort matériel des entreprises, commissions qui n’entraînaient pas de risque particulier jusqu’à une période récente.
Changements structurels.