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Rétablissement ou super crise ? Le scénario de l’automne.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Le grand bankstérisme anglo-saxon (Londres, New York, Chicago...) a eu la peau de la Grèce, après le petit hors d’oeuvre irlandais,il a mis à genoux Chypre (île très dépendante de la Grèce) et le Portugal, il s’attaque avec une répétition maladive à l’Espagne (12% du PIB de la zone euro).
S’il fait tomber l’Espagne, le maillon faible suivant n’est pas l’Italie (déficits plus faibles et financementde la dette aux deux-tiers par l’épargne italienne) mais la France. Après un été 2011 caniculaire sur les marchés,soit les Banques centrales font de l’inflation et émettent massivement de la monnaie volontairement, soit on passera de la criseà la super-crise, sans munition pour enrayer le phénomène.
En juin 2009, dans le livre «Sarkökrach », j’avais prédit, en plein milieu du premier rétablissement, suite à la faillite de Lehman Brothers, que lapire crise se trouvait devant nous, celle des dettes souveraines. J’avais expliqué comment la France devrait faire face, bien malgré elle, à sesimpérities datant de plusieurs décennies avec la dégradation de sa balance commerciale, un déficit de sa balance des paiements et un déficitintérieur, dans ses comptes publics particulièrement catastrophique.
Si la balance commerciale et celle des paiements n’ont pas vraiment rétabli leur équilibre, il y a eu du mieux dès l’année 2011, au niveau des comptes publics français bien que les déficits cumulés des cinq dernières années apportent environ 20 milliards d’euros de frais financiers supplémentaires en dépenses obligatoires annuelles. À force d’augmentation des impôts, nous sommes dans la perspective d’un retour à la situation antérieure à savoir un déficit public respectant les critères de Maastricht, dès 2013.
Si la Grèce s’enfonce dans une spirale de crise, l’Italie, deuxième puissance industrielle de la zone euro, n’est pas en perdition et l’Espagne, même en fortes difficultés, n’est pas, non plus, en perdition, pour le moment sachant toutefois que son avenir n’est pas vraiment assuré du fait des attaques répétées des marchés. Le scénario que j’avais écrit avec des attaques spéculatives commençant sur les petites puissances (Irlande, Grèce Portugal), s’est développé fort de ses succès, vers les puissances moyennes Espagne… et, la France viendrait « cerise sur le gâteau ».
Notre rançon quotidienne est moitié plus forte que durant l’occupation.