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Ubisoft sort de son "trou d’air".
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Les affaires de “jeux vidéo” ne sont plus à la mode boursière, bien que jamais cette “industrie du divertissement” n’ait eu autant de débouchés qu’actuellement, quittant la monoculture des consoles de salon ou portables pour les téléphones mobiles, les ordinateurs, Internet et même la télévision, la BD ou le cinéma.
Ubisoft est une brillante réussite qui se confirme au fur et à mesure des années. Il y a quelques années, les gens se battaient pour devenir actionnaires d’Ubisoft entre 30 et 55 euros, maintenant, presque plus personne n’en veut, le cours a du mal à dépasser les 5 euros, il est un petit peu en hausse par rapport au début du mois de janvier de cette année. Pourtant l’entreprise a sorti des résultats concernant son exercice qui s’est terminé le 31 mars 2012 meilleurs qu’anticipés et elle affiche des perspectives, pour l’exercice qui s’achèvera le 31 mars 2013, particulièrement brillantes.
Ubisoft était une PME dans un secteur en pleine restructuration, avec quelques centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires, 680 millions pour l’exercice terminé fin mars 2007, elle avait connu un bond assez spectaculaire avec quelques magnifiques réussites durant les exercices 2007-2008 – 2008-2009, avec 928,3 millions d’euros de chiffre d’affaires à la fin mars 2008 et, un record de 1,058 milliard d’euros pour l’exercice terminé fin mars 2009. Cependant, fin mars 2009, après les presque 110 millions d’euros de résultat net de l’exercice 2007 – 2008, le marché a été déçu car l’entreprise qui n’avait réalisé que 68,85 millions d’euros de bénéfice.
La plongée dans le rouge a duré deux ans, pour le résultat opérationnel et pour le résultat net, c’est l’explication de l’incrédulité actuelle du marché à propos du retour à meilleure fortune de la société Ubisoft. Pourtant, le résultat de l’exercice 2011 – 2012 a révélé un bénéfice net de 37,3 millions d’euros avec un résultat opérationnel courant presque double à 56 millions d’euros. C’était bien davantage que la médiane de la fourchette communiquée comme objectif un an plus tôt (entre 40 et 60 millions) et c’était un résultat en ligne avec la révision à la hausse des objectifs de la société, début 2012, la fourchette étant revenue entre 45 et 65 millions d’euros.
Le numérique prend de l’ampleur.
La société s’est considérablement transformée durant les quatre dernières années, une part de plus en plus grande des ventes s’effectue en ligne avec une marge bien plus élevée que lors de la fabrication de CD, de jeux vendus physiquement qui ont des coûts très lourds en fabrication, en stockage et en besoins en fonds de roulement. L’année 2011 – 2012 a permis de sortir un chiffre d’affaires record, même si le précédent record n’est dépassé que de quelques millions d’euros, avec 1,061 milliard d’euros.