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Le point sur le marché immobilier lillois
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Adrien Vacherand (Vacherand Immobilier Lille) : « Lille monte en gamme. »
Selon le dernier baromètre du site Seloger.com, les prix de l’immobilier lillois accusent une baisse depuis le mois de septembre. Ils retrouvent même le niveau de 2005, avec un prix au mètre carré de 3 060 euros. Lille demeure cependant parmi les cinq villes les plus chères de France. Entre 2004 et 2012, les statisticiens du site ont constaté une hausse des prix de l’immobilier lillois de 83%. Sur cette période, la capitale des Flandres est l’une des villes où les prix ont le plus augmenté, devant Paris (+82%) mais derrière Strasbourg (+87%).
En ce qui concerne les ventes dans l’ancien, Lille fait partie des cinq villes les plus chères de France, avec un prix du mètre carré de 3060 euros, derrière Paris (9628 euros), Nice (4183 euros), Bordeaux (3196 euros) et Montpellier (3066 euros). Les prix à la vente sont cependant en baisse depuis septembre 2011. Sur les trois derniers mois, les prix lillois ont baissé de 2,7%, et de 1,9% en moyenne sur l’année (de mai à mai). Enfin, signe d’une demande supérieure à l’offre, le prix des locations lilloises a augmenté de 3,5% en un an et de 0,4% les trois derniers mois, pour atteindre 14,06 euros le mètre carré. Ce qui fait de Lille la troisième ville la plus chère de France pour les locations, après Paris (30,99 euros le m²) et Nice (16,55 euros le m²).
Adrien Vacherand, qui dirige la célèbre agence lilloise, nous livre ses commentaires.
L’Hebdo-Bourseplus : Quelle est votre analyse sur le marché immobilier lillois ?
Adrien Vacherand : On assiste à une baisse du volume des transactions. Il y une raison conjoncturelle, les gens sont en situation d’attentisme, à cela s’ajoutent l’élection présidentielle et les élections législatives qui renforcent cette situation d’attentisme. Lille a pour spécificité d’être une ville très étudiante, avec beaucoup de petites surfaces, et il y a de nombreux investisseurs. Dans ce contexte, la réforme des plus-values immobilières a entraîné une baisse des investissements et de la demande. Nous avons beaucoup de bailleurs et les gens ne veulent plus vendre.