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EADS : cinq bonnes années commencent.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
En Bourse, rares sont les entreprises dont le cours est couvert à presque moitié par le cash en caisse (trésorerie nette) et qui disposent de huit ans de carnet de commandes dans le bilan. Pourtant, même s’il y a eu un certain rattrapage au cours des six dernières années, EADS reste en dessous de Boeing pour sa valorisation, signe que les “analystes” n’analysent rien du tout.
Le titre EADS a connu son " presque "plus haut historique au début de l’année 2012 et, avec la tendance générale morose, du style " on bazarde tout ", il est retombé vers les 26 euros, en ce début du mois de juin. Cette baisse n’est pas justifiée. La plupart des investisseurs actuels sont bénéficiaires sur le titre EADS (qui a plus que doublé durant ces trois dernières années), ils ont envie de concrétiser sur telle ou telle ligne dans le cahot général, ils doivent savoir que le groupe EADS est, non seulement au mieux de sa forme mais, de plus, qu’il a des perspectives bien plus intéressantes qu’auparavant et que les comptes ne laissent pas entrevoir.
En effet, la comptabilisation des résultats par EADS est extraordinairement conservatrice. Alors que Boeing a décidé d’étaler les surcoûts sur la fabrication de 1.000 B787, EADS, quand Airbus rencontre une difficulté sur un nouvel avion, provisionne immédiatement, dans les comptes du trimestre dans lequel l’événement est constaté ou au fur et à mesure des livraisons, le coût dudit problème et de sa résolution définitive.
EADS est certainement l’une des entreprises qui va bénéficier le plus de la crise actuelle de la zone euro, du retour d’un ratio plus compétitif de la fabrication en zone euro et de la vente avec une monnaie de fixation des prix qui est le dollar américain.
En effet, pour la plupart des métiers d’EADS, le tarif est fixé en dollars, les coûts sont essentiellement en euros pour, au moins, 60% du prix de revient.
En ordre de bataille avec 1,45 $ pour un euro.