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La BCE curieusement à l’écart des marchés.
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
Les mois passent et les choses se précisent au fur et à mesure que le brouillard politico-bankstérien se dissipe. L’extrême gravité de la situation actuelle apparaît de plus en plus au grand jour. Les banques sont malades, et certaines le sont très gravement et commencent à sentir le parfum du sapin. Je vous avais pourtant prévenu que notre système bancaire était pourri jusqu’à la racine !
Bruxelles commence à paniquer, sommant instamment tous les états de " redoubler d’efforts " dans l’austérité, alors que des foules se sont présentées aux guichets des banques grecques et de Bankia l’espagnole pour retirer le peu d’économies qui leur restent. De son côté, la BCE en très mauvaise posture, n’intervient même plus sur les marchés de la dette espagnole et italienne pour les soutenir alors qu’ils subissent de violentes attaques spéculatives. Aurait-elle abdiqué face marchés ? Aurait-elle subi une OPA discrète de la Banque Centrale allemande (la BundesBank) ?
Nos voisins d’outre-Rhin et néanmoins principaux créanciers à travers les mécanismes de compensation des déficits entre les banques centrales nationales sont verts de rage à l’idée de voir une bonne partie des milles milliards de prêts BCE passer en pertes et profits d’ici trois ans. Le sauvetage des banques devient urgent et la cacophonie actuelle des politiques au sein de l’Union fait désordre aux yeux des marchés.
Bruxelles travaille actuellement sur la création d’une entité ad-hoc qui prendrait le contrôle des banques malades de tous les états de l’Union. " L’intégration bancaire " est loin d’être acquis politiquement. En attendant, la grande spéculation institutionnelle s’en donne à cœur joie et monte des stratégies basées sur l’effondrement puis l’éclatement de la zone Euro.
Du point de vue technique, l’indice Cac 40 reste soumis à une forte pression vendeuse, particulièrement à l’approche des 3.100 points (zone de résistance à court terme). A l’inverse, la zone de support située entre 3.000 et 2.970 points suscite encore des achats d’opportunité de la part de certains investisseurs.
La forte baisse de ce mercredi 30 mai (au moment où je rédige cette analyse) a de bonnes chances d’être suivie par une cassure de ce support au cours de la semaine, ce qui générerait un signal de poursuite du mouvement de repli en direction des 2.700 points, correspondant aux plus bas atteints en septembre 2011.
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