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Britannia rule... mais roule sur des chemins de traverse.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Le Royaume-Uni s’était endormi sur les lauriers de sa puissance impériale et maritime, mais le déclin amorcé avec la première guerre mondiale (les USA sont devenus la première puissance mondiale alors) puis la saignée de la seconde suivie de la décolonisationne s’est inversé qu’avec les années Thatcher-Blair.
La fin de la manne pétrolo-gazière de la Mer du Nord oblige le Royaume-Unià chercher d’autres voies de développement que la mono-culture financière des années 2000.
Royaume-Uni : le vieux pays se trouve de nouveau à un tournant. Monsieur Cameron, Premier ministre britannique n’est pas le plus heureux des hommes. La semaine dernière, le très prestigieux hebdomadaire " The Economist " a imprimé sa Une en le présentant en lord du XIX siècle, se baladant tranquillement dans sa campagne pendant que son château, visible en arrière plan, était en feu. Peut-être que l’image est caricaturale, mais le gouvernement libéral - conservateur conduit par Cameron et son associé Clegg, ne nage pas dans le bonheur en ce moment.
En effet, lorsque Margaret Thatcher a voulu réformer le Royaume-Uni, à la fin des années 1970 et durant les années 80, le faisant basculer d’un XIXème siècle interminable à un XXème siècle, peu abordé par le Royaume, la " dame de fer " avait bénéficié de l’émergence de la production pétrolière et gazière en Mer du Nord, émergence qui a permis au Royaume-Uni de profiter d’une énergie à faibles coûts, de recettes fiscales augmentées, d’une capacité nouvelle pour investir dans la rénovation d’infrastructures comme celles qui n’avaient pas été restaurées depuis le XIXème siècle ou le début du XXième.
Le Royaume-Uni s’était alors tourné vers l’industrie des services dans le marketing, mais aussi et surtout, vers son point fort, depuis le début du XIXème siècle, la place financière de Londres qui a attiré les talents, qui est parvenue à développer des produits de plus en plus complexes, avec un effet de levier de plus en plus élevé.
Une finance aux excès maléfiques.