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Le retour des vendeurs.
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
Cette semaine aura été marquée principalement par l’amplification du mouvement de correction. L’indice Cac 40 a même cassé le support de 3.250 points pour rebondir finalement sur celui de 3.200 points, sauvant in-extremis l’essentiel. Même dans le cas où ce rebond se poursuivrait, la facilité avec laquelle les marchés ont reculé " dans le vide ", a visiblement surpris la plupart des opérateurs.
Jusque-là, ils donnaient une impression de solidité à toute épreuve et que rien ne pourrait les arrêter. Ce passage d’un déséquilibre à un autre est la principale caractéristique de la Bourse depuis quelques années. Ou tout semble aller bien et les cours repartent à la hausse avec une vitesse vertigineuse, ou bien quelque chose cloche et la baisse reprend le dessus encore plus vite et plus violemment.
Les signaux donnés par les marchés donnent l’impression que le Cac 40 vaudrait entre 4.000 et 4.500 points si les problèmes de la dette souveraine trouve des solutions convaincantes pour le long terme, sinon il vaudrait entre 2.700 et 3.000 points dans le cas contraire. Et cela indépendamment de la situation propre des sociétés du Cac 40, pourtant complètement internationalisées et peu dépendantes de la santé de leurs états d’origine.
En revanche, la dépendance des établissements financiers est devenue beaucoup trop forte envers les états, à cause de leurs engagements dans les prêts et surtout les fameux CDS, véritables bombes à retardement dans certains cas. La baisse actuelle est dominée par la pression des marchés sur les valeurs bancaires dont les cours ont lourdement rechuté comme je n’ai cessé de le répéter dans mes analyses antérieures.
Pour le moment, la BCE a tenté de colmater les brèches au fur et à mesure qu’elles apparaissaient, mais c’est tout sauf une solution à long terme au problème de su-rengagement des Banques tout azimut. Comme les augmentations de capital n’ont pas été réalisées pendant l’embellie boursière, elles commencent de nouveau à manquer de cash en dépit des 1.150 milliards d’euros prêtés par la BCE !
La crainte des investisseurs serait de voir ces dernières obligées de vendre des participations directement sur les marchés, faute acquéreurs de gros blocs. C’était justement ce qui avait provoqué la chute des actions pendant l’été 2011. Tout va dépendre désormais du niveau de confiance des investisseurs obligataires envers l’Espagne et surtout la France, jusque-là épargnée par les déboires de ses voisins.
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