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Réponse aux illusionnistes de gauche...
LITTÉRATURE
✍️ Par Yannick URRIEN
Claude Fazier vient de publier un ouvrage d’opinion dans lequel il décrypte le programme et l’attitude des socialistes depuis 1981 : "Je travaille sur ce texte depuis l’année dernière.
La couverture est assez parlante, puisqu’il y a un haut-de-forme et la baguette magique d’un magicien, et cela m’a été inspiré après avoir écouté François Hollande". Pourquoi un magicien ?
Le livre s’intitule "Réponse aux illusionnistes de gauche…" Claude Fazier nous explique : "Cela fait plusieurs années que je travaille sur ce sujet. En réalité, lorsque François Mitterrand a avancé l’âge de la retraite, j’avais trouvé que c’était assez absurde compte tenu des perspectives démographiques. Donc, j’ai commencé à analyser d’une manière assez précise les textes de base des socialistes. J’ai été plus loin après la Convention pour le changement qui avait été adoptée à l’unanimité par les socialistes l’année dernière, sous la houlette de Martine Aubry. Enfin, je termine cet ouvrage par la défense de la langue française, sujet qui n’est pas toujours d’actualité, mais qui mérite que l’on s’y attache".
Dès le début, l’auteur dénonce les incohérences de la gestion socialiste : "Deux ans après l’élection de François Mitterrand, il y a eu le fameux tournant de la rigueur, après trois dévaluations successives ! En 1981, nous avons eu l’augmentation du SMIC et l’augmentation du nombre de fonctionnaires. Ensuite, marché arrière, et les nationalisations ont été arrêtées sous François Mitterrand."
Selon lui, les socialistes sont toujours dans la contradiction puisque, "quelques années plus tard, Lionel Jospin a poursuivi les dénationalisations… C’est sous Lionel Jospin qu’il y a eu le plus grand nombre de dénationalisations. Les socialistes ont des programmes très précis et, quand ils sont au pouvoir, ils sont obligés de faire marche arrière très rapidement. Malgré la croissance sous le gouvernement Jospin, nous avons été en déficit… En réalité, même lorsque la croissance est de 4%, ils creusent les déficits !"
Cet ouvrage sort évidemment à quelques semaines de l’élection présidentielle et des élections législatives, et l’auteur reconnaît que les sondages ne sont pas bons pour Nicolas Sarkozy : "Si les Français veulent faire une nouvelle expérience, ce serait dramatique, mais cela permettrait sans doute aux gens de comprendre une fois pour toutes qu’il y a des limites à l’illusionnisme car on sait que les caisses sont vides. Les marchés financiers nous surveillent de près et nous ne pouvons pas nous permettre des fantaisies. Certes, les socialistes reviennent en arrière, mais avant ils font des bêtises, ils cassent la baraque et la trésorerie…"