Un graphique boursier mettant en évidence les lignes de tendance, niveaux de support et résistance

BCE : le prêt de trop ?

ANALYSE GRAPHIQUE

✍️ Par Mustapha GHAILANE

En bourse, les mêmes causes ne provoquent pas forcément les mêmes effets. En allouant aux banques un nouveau prêt de 530 milliards d’euros, cette fois-ci la banque centrale européenne inquiète plus qu’elle ne rassure. Pour commencer, le nombre de banques concernées a fortement augmenté, signe qu’elles sont de plus en plus nombreuses à ne plus avoir la confiance du marché interbancaire.

Les investisseurs commencent enfin à se poser les vrais questions sur les raisons qui ont abouti à ces opérations de refinancement des banques absolument inédites dans l’histoire d’après guerre. Certes, le premier effet « kiscool » a permis aux taux obligataires des pays du sud de la zone euro de baisser fortement et aux bourses de repartir violemment à la hausse, comme par miracle.

Pendant ce temps-là, l’économie réelle ne voit toujours pas la couleur de cet argent sensé faciliter fortement l’accès au crédit pour les entreprises et les ménages. Tout est englouti directement dans les marchés pour acheter de la dette souveraine par le biais des nouvelles souscriptions, ce qui n’est pas de nature à améliorer les bilans des banques comme le préconisent les accords de « Bâle III ».

Dans le même temps, la Chine qui est le premier détenteur mondial de dette souveraine en profite pour se désengager progressivement des obligations américaines et probablement aussi européennes, contredisant totalement les discours politiques. L’effet euphorisant à court terme sur les marchés boursiers de ces méga prêts bancaires est une bombe à retardement à moyen et long terme.

Si la confiance des vrais investisseurs finaux n’est pas au rendez-vous, les taux pourraient remonter brutalement et provoquer une nouvelle chute des marchés. En attendant, les effets bénéfiques sur la croissance économique ne sont toujours pas là et la flambée des cours du pétrole commence à inquiéter sérieusement.

C’est l’un des effets pervers des injections massives de liquidités dans le système : elles ont tendance à provoquer des bulles spéculatives sur les cours des matières premières. Du point de vue purement technique, les marchés semblent poursuivre leur mouvement ascendant mais des ratés commencent à se voir sur les valeurs les plus faibles qui commencent à se retourner à la baisse.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.