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Une nouvelle flambée des matières premières ?
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
Les banques centrales jouent alternativement au pompier et au pyromane. Après chaque crise financière, elles se hâtent d’injecter massivement des liquidités pour atteindre le feu et relancer la machine financière. Il s’en suit systématiquement une hausse rapide des marchés jusqu’à l’emballement.
Les marchés dont les acteurs dominants sont les grandes banques dites d’investissement, les gérants institutionnels et les millions de traders indépendants à travers le web ne savent pas s’arrêter d’acheter ni de vendre par ailleurs. Les banques centrales ne retirent pas les liquidités en surabondance pour les calmer, car les politiques jugent les effets induits sur la croissance économique insuffisants.
Dans ce cas, les excès de liquidités finissent par former des bulles spéculatives et disparaissent lorsque celles-ci éclatent. L’argent injecté auparavant et non retiré disparaît brutalement avec les chutes des marchés à répétition. Malgré cela, la masse des intérêts annuels distribués aux investisseurs par les états endettés fait que globalement l’argent disponible croit chaque année et alimente en partie la hausse des actions.
Seulement, depuis la chute de Lehman Brother puis la crise de la dette en Europe, les rendements des T-bonds américains et des obligations allemandes et suisses rapportent à peine 1% l’an, une fois les frais déduits ! Le reste du marché obligataire mondial étant désormais considéré comme risqué, donc frappés d’une prime de risque dans leur valorisation.
Ainsi, globalement, pour la première fois dans l’histoire de la finance depuis la crise de 1929, on semble se diriger vers une longue phase de contraction de la sphère financière dans sa globalité. La masse de la dette globale est devenue trop grosse (hypertrophie monétaire) pour que l’économie réelle puisse en financer les intérêts.
Ces derniers étant payés par les états avec l’impôt prélevé sur les personnes et les sociétés. Même si les actions concernent des sociétés privées et non pas des états, il y aura moins d’argent disponible pour s’y investir, sans parler de l’augmentation des prélèvements sur les bénéfices qui les pénaliseraient dans le futur.
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