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Les Economistes atterrés veulent " Changer d’économie ! "
LITTÉRATURE
✍️ Par Yannick URRIEN
“Changer d’économie ! ", tel est le titre du dernier ouvrage publié par le Collectif des économistes atterrés. Ils sont enseignants, chercheurs ou experts et ils plaident pour un retour du bon sens dans l’économie. Leur livre est un succès face à la faiblesse du débat économique lors de cette campagne présidentielle.
Benjamin Coriat, porte-parole des Economistes atterrés, résume leur objectif : "Ce que nous voulons, c’est redonner à l’économie tout son sens et qu’elle soit au service de la société et de l’épanouissement des hommes. Il faut en finir avec cette idée que la seule politique économique juste, c’est celle qui se traduit par de l’austérité, la répression de consommation et l’attaque contre les budgets sociaux. Oui, nous pensons que d’autres politiques sont possibles".
En lisant leur ouvrage, force est de constater qu’aucun autre secteur d’activité n’a été autant dévoyé : "On vient de passer une période de dérégulation générale du marché avec cette idée totalement stupide que les marchés sont intelligents, qu’ils sont capables de satisfaire à tout, et qu’il suffit de les laisser faire.
On a donc tout réglementé dans la finance et nous avons une série d’acteurs qui s’en sont donné à coeur joie pour fabriquer les produits les plus fous qui n’ont jamais été réglementés. Toujours dans cette idée que, puisqu’il y avait un offreur et un acheteur, il fallait laisser faire... Le résultat des courses, ce fut les subprimes et l’explosion en vol de l’économie mondiale.
C’est la raison pour laquelle nous sommes pour le retour à une situation dans laquelle les marchés soient réglementés et mis au service d’objectifs sociaux".
Certes, ces "économistes atterrés" sont plutôt orientés à gauche, c’est le moins que l’on puisse dire, mais ils souhaitent également faire passer leur message auprès des entrepreneurs, en leur expliquant que ce système pervers se retourne aussi contre eux : "On défend notre message. Il n’est pas question de s’en prendre aux entreprises qui essaient de créer de la vraie valeur, c’est-à-dire des richesses et des marchandises, tout en respectant les droits fondamentaux des citoyens et des salariés.