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Avoir un bateau, même modeste, va coûter de plus en plus cher avec la nouvelle taxe gouvernementale !
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Philippe Lottiaux, député RN du Var : « Nous avons des champions industriels dans ce domaine, par exemple Bénéteau, que l'on va fragiliser. »
Le gouvernement cherche de l'argent et il espère maintenant en trouver chez les plaisanciers, à travers l'augmentation de la taxe sur les engins maritimes à usage personnel et surtout son extension à des catégories de bateaux plus modestes. Rappelons que la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel (TAEMUP) est due par tout propriétaire d'un navire de plaisance de 7 mètres au moins, ou d'une longueur de coque inférieure à 7 mètres, mais doté d'une motorisation égale ou supérieure à 22 chevaux, ou d'un véhicule nautique à moteur dont la puissance des moteurs est égale ou supérieure à 90 kW (les jet-skis, motos nautiques), ou encore d'un yacht de 30 mètres au moins.
Or, dans un objectif affiché de simplification et de « verdissement », la loi de finances pour 2026 a réformé cette taxe. Le barème est indexé sur la puissance du moteur avec une progressivité par tranche, avec aussi un élargissement de l'assiette. Le député Philippe Lottiaux dénonce l'entrée dans ce barème « de catégories de bateaux plus larges (pêche de loisir, pratiques familiales, plaisanciers) avec un abattement important pour les motorisations électriques et hydrogène. Cette réforme manque manifestement de pertinence et pénalise principalement les plaisanciers modestes et les nouveaux entrants dans la pratique, en raison de la complexité nouvelle de cette taxe et de son application à de nouveaux bateaux. En outre, les abattements en faveur des navires " propres " » sont en décalage. »
L'Hebdo-Bourseplus : Vous contestez cette réforme de la taxe annuelle sur les engins maritimes, qui touche à présent davantage de bateaux et qui, selon vous, va concerner de nombreux plaisanciers modestes. Aucun député n'en avait parlé jusqu'à présent. Comment avez-vous été alerté ?
Philippe Lottiaux : Ce sont les professionnels qui m'ont alerté sur ce sujet. Très franchement, c'est un peu passé à travers les radars et c'est pour cela que j'ai voulu soulever ce problème qui va impacter ce secteur. On n'en parle pas, car dès que vous dénoncez une augmentation de taxes, par exemple dans l'aviation, on vous accuse de vouloir défendre les riches. Résultat, on voit bien que ce sont les aéroports régionaux qui sont les plus pénalisés. On est toujours en train de rajouter des choses. Les professionnels du nautisme et de la plaisance ont essayé d'alerter les parlementaires sur cette question et je trouve qu'ils ont raison. Les personnes qui ont un yacht, ce n'est pas vraiment leur problème : il y a eu une taxe mise en place il y a deux ans et, du coup, plus aucun yacht n'est immatriculé en France.
Cette taxe visait explicitement les grands navires. Maintenant, il y a cette nouvelle taxe qui va concerner celui qui a son petit bateau, c'est son petit plaisir, et c'est lui qui va se retrouver pénalisé. Les ports représentent la moitié de ma circonscription et je vois bien que ce ne sont pas que des ultra riches - je ne parle pas du port de Saint-Tropez, évidemment - mais à Cavalaire ou au Lavandou, où ce sont plutôt des classes moyennes.
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