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Le Nasdaq s'en sort le mieux, Paris bien moins
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
L’indice Cac 40 évolue dans un canal haussier à long terme depuis mai 2025. Provoqué par le déclenchement de la guerre en Iran, celui-ci vient d’être cassé à la baisse, après avoir entraîné dans un premier temps l’embrasement des prix pétroliers. Alors que les marchés américains ont parfaitement bien encaissé le choc, ce sont surtout les places européennes et asiatiques qui en ont fait les frais. Les marchés obligataires ne sont pas en reste et n’ont pas rempli leurs rôles de « valeur refuge ».
Sur les marchés des métaux précieux, les achats ont largement été compensés par les prises de bénéfices sachant que les cours avaient déjà fortement flambé sous les effets des diversifications opérées par les grands fonds d’investissement et de la dédollarisation des banques centrales en Asie et dans les Brics. À présent, alors que les États-Unis réfléchissent à la manière de sortir par le haut du bourbier iranien, la pression de Wall Street commence à se faire ressentir. Les grands fonds de pension US et les grandes banques commerciales américaines ne vont pas accepter longtemps de voir leurs investissements décliner et encore moins d’entrer dans une longue période de fortes turbulences dans le golfe Persique. Pour le moment, tout ce beau monde s’accorde pour ne pas lâcher les valeurs américaines sous peine de provoquer un énorme séisme boursier.
Ce risque-là existe réellement et personne, à part les fonds alternatifs « shorters », n’y a intérêt. Même dans le cas le plus favorable dans lequel tout le monde s’entendrait pour arrêter la guerre, les marchés auraient du mal à conserver ces survalorisations outrancières constatées depuis environ deux ans. Une meilleure sélectivité devrait faire son retour et les fondamentaux retrouveraient leur légitimité dans un marché assaini. Concernant la Bourse de Paris et l’indice Cac 40, la rupture de son canal ascendant a généré un signal de retournement de tendance majeure.
Plus grave encore d’un point de vue technique, c’est cette façon d’avoir accéléré à la hausse au début du mois de février après avoir débordé à la hausse la zone de résistance horizontale à long terme de 8.270 points. Ce mouvement avait créé un signal de hausse à long terme dans lequel énormément d’intervenants et d’algorithmes se sont engouffrés et se sont retrouvés pris au piège du contre-pied parfait. Ils ne sont pas tous ressortis du marché et tant qu’ils y resteraient, ils représenteraient des vendeurs potentiels fragiles. À court terme, la poursuite du rebond en cours reste possible avec comme zones de résistance les plus proches et les plus significatives, les niveaux de 8.100 points puis l’ancien record historique de 8.271 points remontant au 21 octobre 2025.
L’idée est d’observer d’abord si l’indice parisien aurait encore les capacités techniques de réintégrer son canal haussier de 2025. Dans l’affirmative, cela signifierait que la Bourse de Paris aurait conservé, malgré tout, ses capacités de rebond et de reprise éventuelle de sa marche en avant. Pour le moment, il vaut mieux rester dans l’observation et la recherche d’opportunités parmi les valeurs qui auraient trop souffert par rapport à leurs fondamentaux.
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