IA en entreprise : innover sans s'exposer.

AVIS D’EXPERT

✍️ Par Jérôme Beaufils, CEO de SASETY

L’intelligence artificielle s’est diffusée dans les organisations à une vitesse inédite. En quelques mois, les outils de génération de contenu, d’assistance au développement ou d’automatisation métier sont devenus des réflexes quotidiens. Les directions métiers expérimentent. Les équipes IT tentent d’encadrer. Les usages se multiplient. Cette dynamique est positive. Elle crée de la valeur et améliore la productivité. Mais elle ouvre aussi une nouvelle surface d’exposition cyber.

L’IA ne se limite pas à une application supplémentaire dans le système d’information. Elle modifie la manière dont les données circulent. Des informations sensibles sont copiées dans des prompts. Des documents internes sont transmis à des services externes. Des agents intelligents accèdent à des API ou interagissent avec des applications critiques. Et tout cela se fait souvent sans cadre formel. Les risques deviennent alors bien réels : fuite involontaire de données stratégiques, détournement via prompt injection, perte de traçabilité, multiplication du “Shadow AI”. L’IA crée un nouveau périmètre de sécurité.

À cette dimension cyber s’ajoute désormais un cadre réglementaire structurant. Avec l’entrée en application progressive de l’AI Act, l’Union européenne encadre clairement le développement et l’usage des systèmes d’intelligence artificielle. Le texte repose sur une approche par niveau de risque et impose, pour certains usages, des obligations strictes de gouvernance, de transparence, de supervision humaine et de contrôle des données.

Pour les entreprises, cela change la perspective. Il ne suffit plus d’expérimenter. Il faut démontrer que les usages sont maîtrisés. Il faut être capable de tracer les interactions, de documenter les choix et d’apporter des garanties en matière de protection des données. L’IA devient donc un sujet à la croisée de la cybersécurité, de la conformité et de la stratégie d’entreprise.

Face à ces enjeux, la tentation pourrait être d’ajouter un outil spécialisé supplémentaire. Mais multiplier les briques techniques crée souvent plus de complexité que de sécurité. L’approche retenue par Cato Networks consiste à intégrer la sécurité de l’IA directement au sein de sa plateforme SASE cloud-native. L’idée est simple : traiter les usages IA comme un flux supplémentaire à gouverner, au même titre que le trafic réseau ou les applications SaaS.

L’intégration des technologies issues du rachat fin 2025 de la société Aim Security permet d’apporter une visibilité fine sur les usages d’IA, d’identifier les applications non référencées et de contrôler les interactions avec les modèles. Les politiques sont unifiées. Les contrôles sont appliqués de manière cohérente aux utilisateurs, aux sites et aux accès distants. L’IA cesse ainsi d’être un angle mort. Elle s’inscrit dans une logique Zero Trust globale, avec une gouvernance centralisée et une traçabilité consolidée.

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