Publicis va très bien, mais se trouve largement pénalisé.

LE DOSSIER DE LA SEMAINE

✍️ Par C. MIGUET

Le 3 février 2026 sera à noter de façon défavorable pour l’action Publicis, qui a perdu près de 10 %, dans une situation assez paradoxale, et le 4 février ne fut pas l’occasion d’un rattrapage avec jusqu’à -5% encore en séance.

En effet, le groupe a dévoilé avant l’ouverture de la séance du 3 février un résultat net part du groupe quasiment stable (-0,4 %) à 1,65 milliard d’euros pour 2025 avec une marge opérationnelle en hausse de 5,1 % à 2,65 milliards d’euros soit un taux de marge record de 18,2 % du CA au-delà des 18 % réalisés en 2024, le précédent record.


18,2% de marge opérationnelle en 2025.

Le revenu du groupe de communication a crû de 8,5 %, avec 17,4 milliards d’euros, en incluant des revenus refacturés de 2,85 milliards d’euros qui correspondent à des coûts directement répercutés aux clients et présentant une forte volatilité. Avec 14,55 milliards d’euros, le revenu net a progressé de 4,2 % en données publiées et de 5,6 % en croissance organique, à taux de change et à périmètre constants. Il y a eu des progressions organiques dans toutes les régions mais en particulier dans les régions Moyen-Orient-Afrique (+10,8 %), et en Amérique latine (+18,7 %). Publicis a renforcé ses investissements dans l’IA et a recruté de nombreux talents, tout en améliorant sa marge et ses tréflux, déjà les plus élevés du secteur ! C’est un exploit qui est quand même à signaler.

Je rappelle que Publicis n’en est qu’à son troisième PDG, M. Arthur Sadoun étant le successeur de Maurice Lévy, lui-même successeur du fondateur, Marcel Bleustein-Blanchet. Publicis travaille sur le long terme, et n’est pas devenu numéro 1 mondial du secteur publicitaire par hasard. L’entreprise n’hésite pas à afficher sa francité, dans le début des années 2000, au moment où la France n’était pas très à la mode parce qu’hostile à la guerre en Irak, il y avait du French bashing… mais Publicis avait mis en exergue le drapeau tricolore sur la façade de son siège nord-américain à New York, aux côtés de la bannière étoilée, et d’un drapeau avec son propre logo.


Tréflux record.

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