Projet de Budget 2026 : la catastrophe n'est pas inévitable !

LE DOSSIER DE LA SEMAINE

✍️ Par Nicolas MIGUET

On pensait que l’on avait atteint le sommet de l’abrutissement fiscal, mais, à l’Assemblée nationale, les députés se sont mis dans une sorte d’orgie taxatrice, prenant toute tentation au mot, et ne mesurant pas ni les conséquences sur l’Economie réelle, ni bien évidemment sur celle concernant le respect des traités que nous avons signés. La France est déjà le numéro 1 mondial du ratio prélèvements obligatoires sur PIB. Elle cherche à augmenter ce record, jusqu’à mettre en paralysie complète l’Economie.

Pendant que les entreprises, dont les défaillances ont battu un nouveau record historique au mois d’août selon les statistiques de la Banque de France, les citoyens français souffrent de plus en plus, et se mettent à caler en ce qui concerne la consommation, épargnant de plus en plus par crainte de l’avenir, les dirigeants français ont décidé de continuer de faire fi de leurs difficultés en préférant les arrangements de politique politicienne et l’augmentation de la pression fiscale.


Coût de la suspension de la réforme des retraites.

Les conséquences économiques des mesures proposées vont être catastrophiques. Cela va commencer bien sûr par le coût de la suspension de la réforme des retraites, qui aura un coût direct, via le creusement du déficit des retraites de l’ordre de 500 millions d’euros en 2026 et de près de 2 milliards d’euros en 2027.

Mais il y aura aussi des coûts indirects, à travers la perte de crédibilité de la France en matière de sérieux budgétaire, la prévision d’un déficit public de 4,7 % du PIB en 2026 est désormais complètement hors de portée, puisque compte tenu de la faiblesse de l’action économique et de l’augmentation du chômage, il n’est pas invraisemblable que l’on soit plus proche de 6 % du PIB tant en 2025 qu’en 2026. Les augmentations d’impôt annoncées pour 2026, situées entre 14 et 20 milliards d’euros, ont toute chance de ruiner l’activité nationale.

On va prolonger la surtaxe sur les plus grandes entreprises, alors qu’elle ne devait durer qu’un an, il en est de même en ce qui concerne la contribution différentielle des hauts revenus, taxation du patrimoine financier des holdings familiales, le gel du barème de l’impôt sur le revenu et de la CSG, le remplacement de l’abattement de 10 % des retraites par un forfait de 2.000 euros, suppression de 23 niches fiscales (frais de scolarité, électricité solaire, biocarburants…), taxation des tickets-restaurants, des mutuelles, des petits colis, des produits à fumer… il n’y a plus une seule niche qui ne soit pas devenue une caverne, une traque pour écraser le contribuable.

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