Demain… Tous dégénérés ?!

LITTÉRATURE

✍️ Par Yannick URRIEN

Jean-Luc Sacquet a été commerçant de produits bio. Il avait publié en 2006 « L’art de faire travailler le naturel au jardin », vendu à 19 000 exemplaires.

Dans son dernier livre, intitulé « Demain… Tous dégénérés ?! », il s'insurge contre l’influence de la malbouffe sur notre santé, notre forme, et même notre moral, au point qu’il redoute que nous soyons demain des « dégénérés ».

Jean-Luc Sacquet explique que « le sous-titre est plus important que le titre : « Comment en quelques générations nous avons mangé notre pain blanc. Il ne nous reste plus que le pain noir. » J’ai travaillé pendant 40 ans dans la consommation bio et j'ai rencontré beaucoup de monde. J’ai écouté les gens parler de leurs problèmes. J’ai connu des personnes qui sont mortes de maladies de dégénérescence. Et chez des gens que je connais bien, j’ai mal au cœur de voir les conséquences de la cigarette ou de l’alcool. Le problème, c’est l’assiette car, quand il n’y a pas ce qu’il faut, les gens se vengent sur l’alcool. Beaucoup de gens ont des problèmes de constipation parce qu’ils ne consomment pas assez de fibres, que ce soient des légumes verts ou de la fibre de céréales. Et tout vient de là. Vous ne pouvez pas comprendre les dommages collatéraux qui sont induits derrière. »

Il indique constater une augmentation très forte des maladies et des rhumes à répétition depuis quarante ans : « Tout cela, c’est la malbouffe ! Il y a quelque temps, j’avais un sacré rhume. Je suis allé dormir et le lendemain matin, il n’y avait plus rien, tout simplement parce que notre système immunitaire fonctionne très bien. Je ne le martyrise pas à longueur de journée. Beaucoup de gens se contentent de prendre un Doliprane, alors que je ne prends rien. Quand je prends des médicaments, ce sont toujours des médicaments naturels. »

Ce qui a déclenché l’écriture de cet ouvrage, c’est aussi l’affaire de la vaccination en 2019 : « Oui. En 2013, je m’étais mis au jardinage bio, je n’avais plus le temps et l’énergie. Mais pendant la crise de la Covid, je me suis mis à écrire pour dénoncer tout ce qui se passait. Pour moi, ce n’était qu’une grippe. Les gens ont été attaqués parce qu’ils n’ont plus de système immunitaire. Ils n’ont plus rien pour se défendre. Donc, ils tombent. J’habite à la campagne et le confinement n’était pas un problème pour moi. Mais pour les gens qui vivent dans un 40 mètres carrés en ville, c’était vraiment catastrophique. Malheureusement, ce n’est pas fini. J’ai l’impression que l’on nous prépare d’autres choses. »

Selon son analyse, cette dégradation s’observe aussi dans le comportement de beaucoup de personnes : « Regardez la violence qui nous entoure ! Tout cela est lié à l’excès de sucre dans le sang. Quand vous mangez un pain blanc, pour le foie, c’est du sucre. À la sortie, vous avez un taux de sucre faramineux dans le sang. Après, comme les gens mangent du vent, il leur faut des substituts. On commence avec le café. Puis tout ce qui est fortifiant. Ensuite, c’est le cannabis ou la cocaïne. Et plus rien ne tient. L’industrie pharmaceutique ne va pas dire cela, mais c’est la réalité. La violence est partout dans nos sociétés. Quand j’ai découvert la bio il y a quarante ans, je consommais quatre pierres de sucre avec mon chocolat au lait. J’ai lu un livre qui s’appelle « Le mal du sucre » et j’ai compris que c’était une drogue. Comme toutes les drogues, il faut y aller doucement, sinon le corps n’apprécie pas. Du coup, pendant un trimestre, j’ai consommé seulement trois pierres de sucre. Le trimestre suivant, seulement deux. Au bout d’un an, plus rien. Au bout de deux ans, j’ai mangé un yaourt nature et j’ai trouvé que c’était très bon. Il faut absolument éviter les produits sucrés. » D’ailleurs, les produits transformés contiennent tous du sucre : « Les gens ont une addiction au sucre. Quand vous prenez un dentifrice, il y a du sucre. On ne l’imagine même pas ! Il faut se défaire de cela tout doucement car c’est vraiment une drogue. »

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