Vaut-il mieux louer ou acheter dans dix grandes villes françaises ?

LA VIE DE L’IMMOBILIER

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Arthur Rollin, directeur général de Casavo : « Quand on regarde le coût total de possession sur certaines villes, il vaut mieux être locataire. »

Alors que les taux de crédit immobilier repartent à la hausse dans certaines banques après un an de baisse, la question se pose plus que jamais : reste-t-il encore pertinent d’investir dans la pierre ? Casavo, plateforme immobilière qui simplifie l’achat et la vente de biens grâce à la technologie, vient de mener une étude pour savoir s’il est plus intéressant d’acheter ou de louer dans dix grandes villes françaises : Paris, Annecy, Aix-en-Provence, Nice, Lyon, Bordeaux, Marseille, Toulouse, Nantes et Lille.

Casavo a calculé le montant nécessaire pour pouvoir acquérir un appartement type de 45 mètres carrés. À Paris, il faut actuellement mobiliser près de 47 000 € d’apport, une somme qui constitue une barrière importante pour de nombreux acquéreurs, en particulier des primo-accédants. À l’inverse, l’achat reste bien plus accessible à Marseille, Toulouse, Nantes ou Lille, où un apport inférieur à 20 000 € peut suffire. Les banques limitent généralement l’endettement à 35 % du revenu net. Avec un emprunt de 25 % à un taux annuel effectif global (incluant l’assurance) de 3.35%, il faut disposer de plus de 3 000 € net mensuels pour espérer acheter à Nice, Aix-en-Provence ou Annecy… et pas moins de 6 500 € net à Paris.

Sur une durée de détention moyenne de huit ans, acheter reste plus avantageux à Paris, Nice, Marseille, Toulouse, Nantes et Lille. Dans ces villes, le montant des loyers et la tension locative rendent l’achat financièrement plus intéressant, malgré des prix immobiliers parfois élevés. À Annecy, au contraire, les prix d’achat dépassent largement le niveau des loyers et la location s’avère alors plus judicieuse. Enfin, à Aix-en-Provence, Lyon et Bordeaux, la balance est quasi neutre : le choix y dépend avant tout du projet de vie.


L’Hebdo-Bourseplus : Le climat d’incertitude politique est-il un frein au marché immobilier ou, comme on s’y est habitué, ne se préoccupe-t-on plus de cela ?

Arthur Rollin : Effectivement, on s’est malheureusement habitué à la situation et l'on n’observe pas un coup de frein important. Pour les acheteurs hésitants, le contexte politique et économique global va plutôt les ralentir. C’est quelque chose qui va donc jouer sur les personnes qui sont en hésitation.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.