⟵ Retour
Un marché en convalescence, les ventes repartent mais les prix restent stables.
IMMOBILIER
✍️ Par Yannick URRIEN
Après une année 2024 marquée par un net ralentissement, le marché immobilier français montre en 2025 des signes de reprise, portée par un léger assouplissement des conditions de crédit.
Selon le baromètre La Vigie publié par GoFlint, fondé sur l’analyse de plus de 2,2 millions de biens mis en vente depuis janvier, le stock de logements disponibles a progressé de 18 % en un an, soit 176 000 unités supplémentaires. Une hausse qui traduit la volonté des propriétaires de profiter de conditions d’emprunt redevenues plus favorables pour concrétiser leurs transactions.
Au printemps 2025, plus de 1,1 million de biens uniques étaient proposés à la vente, soit +7,7 % en trois mois. Cette progression est concentrée dans les 20 départements les plus peuplés, qui représentent près de la moitié du marché national.
La Loire-Atlantique, la Gironde et la plupart des départements franciliens (hors Paris) se distinguent avec des hausses supérieures à 8 %. Dans le détail, les logements classés C, D et E en performance énergétique représentent toujours l’essentiel des mises en vente (76 %), tandis que les biens classés A-B progressent de 5,9 % et ceux classés F-G de 8,7 %. Les prix, eux, restent globalement stables. La hausse constatée depuis janvier n’est que de 0,4 % au niveau national et de 0,9 % entre mars et juin.
Parmi les grandes agglomérations, seules 14 sur 40 affichent une augmentation supérieure à 2 %, dont Paris (+2,3 %). D’autres, comme Lyon, Nantes ou Bordeaux, se distinguent par une quasi-stagnation malgré des conditions de financement plus favorables. Les marges de négociation oscillent entre 5,5 et 7,5 %, en légère progression, reflet d’un marché encore hésitant.
Le diagnostic de performance énergétique demeure un facteur clé. Dans les grandes villes, les logements les moins performants (F-G) ont vu leur prix progresser de 1,3 % au deuxième trimestre, mais restent en moyenne 20 % moins chers que les biens mieux notés. L’écart national atteint 595 €/m² entre les classes F-G et A-B. Les appartements parisiens classés passoires thermiques s’affichent à plus de 10 800 €/m², loin devant les marchés les plus accessibles comme Saint-Étienne ou Mulhouse, autour de 1 500 €/m².