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Nestlé, d'un scandale à l'autre.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Après l’affaire de l’eau, et les dissimulations qui y sont liées, Nestlé vient de nouveau d’avoir une bombe qui a éclaté à sa tête. Un an jour pour jour après sa prise de fonction dont l’objectif était de relancer la croissance du groupe, Laurent Freixe, administrateur délégué de Nestlé (l’équivalent du directeur général), a été contraint par le conseil d’administration de présenter sa démission. En cause : « une relation amoureuse non divulguée avec une subordonnée directe qui a enfreint le code de conduite professionnelle de Nestlé ».
Anglo-saxonisation des mœurs.
Laurent Freixe avait d’abord nié cette relation, qui a pourtant été confirmée, alors que, selon le code de conduite professionnelle du leader mondial de l’agroalimentaire, toute relation entre deux salariés du groupe doit être notifiée au service des Ressources humaines, quel que soit le niveau hiérarchique des personnes concernées. Pour Paul Bulcke, président du propriétaire de Nescafé, Nespresso et KitKat, l’idée est de ne pas avoir à rougir d’une relation pouvant jeter le discrédit sur l’entreprise.
Philipp Navratil, membre du comité exécutif de Nestlé depuis le 1er janvier, qui a passé deux décennies à différents postes au sein des activités de café du groupe, remplace Laurent Freixe à la direction générale de l’entreprise. L’affaire secoue encore un peu plus un poids lourd de 97 milliards d’euros de CA, qui s’était donné deux années pour retrouver une croissance plus dynamique. Celle-ci avait retrouvé un peu plus d’allant ces derniers mois, mais la relance n’en était qu’à ses prémisses.
Des chantiers complexes.
Le groupe doit affronter des chantiers complexes, comme celui de la division eau (Perrier, Vittel, Contrex, San Pellegrino…) empêtrée dans des sujets sanitaires sur la qualité de ses sources. C’est une division qui est quasiment à vendre, en tout cas, le groupe Nestlé cherche un partenaire. D’un scandale à l’autre, les remous ne sont pas terminés sur l’affaire Nestlé. Dans le café, où le groupe est numéro 1 mondial, il vient d’être rivalisé par l’acquisition, par Keurig Dr Pepper du géant néerlandais du café JDE Peet’s, qui détient notamment L’or.
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