TP : le nouveau nom de Teleperformance.

LE DOSSIER DE LA SEMAINE

✍️ Par Nicolas MIGUET

Teleperformance est une aventure particulièrement fantastique. Créée en 1978 par Daniel Julien, qui reste le patron encore actuellement, la société a démarré sur une petite base de services de télémarketing à destination d’une clientèle française.


Une croissance vertigineuse.

En l’an 2000, Teleperformance disposait d’un CA de 442 millions d’euros, présent dans 30 pays. Ensuite, la croissance a été particulièrement rapide. En 2016, le CA était de 3,649 milliards d’euros, en 2024, le cap des 10 milliards d’euros a été franchi avec 10,28 milliards d’euros. L’entreprise a fait de nombreuses acquisitions, qui ont dopé sa croissance. En 2023, le groupe s’est renforcé en achetant Majorel, ce qui l’a dopé principalement en Europe, et a renforcé son expertise dans la forte valeur ajoutée.

En 2024, la gouvernance a été changée avec la nomination de Moulay Hafid Elalamy à la tête du board des directeurs, ainsi que de Thomas Mackenbrock comme vice-directeur général, Daniel Julien étant confirmé comme directeur général, pour quelques années encore. Le groupe a profité de l’année 2024 pour accélérer son déploiement dans l’IA. L’objectif est d’améliorer l’expérience du consommateur, d’accroître l’efficacité et de renforcer les équipes. L’arrivée de Thomas Mackenbrock va permettre de préparer la succession de Daniel Julien, ce qui était un sujet important d’un point de vue financier. L’entreprise a connu une croissance particulièrement forte, avec +11,6 % pour le CA en 2020, +16,5 % en 2021, +12,5 % en 2022. Il y a eu ralentissement en 2023 avec +5,1 %, puis l’intégration de Majorel, toujours en 2023, et une croissance organique de 2,6 % seulement en 2024.


Coup de frein mal vécu par le marché.

Ce coup de frein a été vécu brutalement par le marché. Cela s’est d’autant plus ressenti que la marge opérationnelle, du fait de l’acquisition de Majorel, reculait de 21,5 % en marge d’EBITDA en 2022 à 20,4 % en 2024. Le résultat net est monté à un record de 807 millions d’euros en 2024, une croissance de 10 %, ce qui n’est pas à négliger du tout. Ce qui est spectaculaire, c’est l’augmentation forte du tréflux, qui est passé de 487 millions d’euros en 2020 à 661 millions d’euros en 2021 puis à 703 millions en 2022 à 812 millions en 2023 et à 1,84 milliard en 2024. Cela a permis d’augmenter de façon forte le versement d’un dividende, lequel est passé de 2,40 euros par action en 2020 à 4,20 euros par action en 2024. Le taux de distribution est monté à 48 %, ce qui n’est pas à négliger. Si l’on rajoute les rachats d’actions, qui ont un peu gommé la baisse du titre, cela apporte un très gros retour pour les actionnaires de la société TP. Ce très important tréflux a permis de réduire la dette nette de 4,553 milliards d’euros à la fin de l’année 2023 à 3,890 milliards à la fin de l’année 2024. Cela ramène le ratio dette nette sur EBITDA à 1,9 fois, ce qui n’est pas important, d’autant plus que, à fin 2025, il est vraisemblable que l’on sera aux alentours ou en dessous de 1,8 fois.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.