La jeune pousse lève 2,6 millions pour aider les entreprises industrielles à automatiser leurs devis.

LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

La jeune pousse lève 2,6 millions pour aider les entreprises industrielles à automatiser leurs devis. Mickaël Mamou, cofondateur de Relief : « Beaucoup d’entreprises laissent s’envoler 70% de chiffre d’affaires potentiel. »

La start-up française Relief, spécialisée dans l’automatisation des devis pour les entreprises industrielles, annonce une levée de fonds de 2,6 M€ en amorçage auprès de Daphni, Galion.exe, OSS Ventures, Kima Ventures, ainsi que plusieurs business angels de renom.

Relief développe un copilote IA de chiffrage, capable de transformer un cahier des charges en un devis optimal. Grâce à une technologie propriétaire fondée sur des modèles de langage et des algorithmes d’optimisation, Relief agit comme un assistant pour les experts en chiffrage, en les aidant à identifier les options possibles de conception et les coûts de production associés, et en réduisant le risque d’erreur. Les premiers résultats sont probants : la marge opérationnelle de ses clients s’est améliorée grâce à des coûts de chiffrage divisés par quatre et un taux de conversion amélioré de 20 %.


L’Hebdo-Bourseplus : Vous êtes spécialisés dans l’automatisation des devis pour le secteur industriel. Pourquoi cet environnement nécessite-t-il un processus particulier ?

Mickaël Mamou : Pour un prestataire de services, la variable, c’est le taux horaire de chaque personne, donc c’est assez simple. Pour un industriel, c’est différent et il faut gérer des machines avec des spécificités, des personnes avec des compétences très différentes. Vous devez peut-être même créer une solution technique sur mesure. Nous ciblons les industriels de projet. Le monde industriel est séparé en deux. Il y a des opérateurs qui fabriquent toujours la même chose, comme Apple ou McDonald’s, il s’agit de créer des ordinateurs ou des hamburgers, et le process de fabrication est le même.

À l’inverse, il y a 30 % du monde industriel qui travaille différemment, avec des gens qui fabriquent des choses sur mesure, comme dans le secteur de l’aéronautique ou de la défense. Dans ce domaine, il y a beaucoup de sous-traitants qui doivent produire des pièces en petites séries. Par exemple, une PME doit faire quelques centaines de devis chaque mois à partir d’un plan en PDF, comme pour une pièce à fabriquer, et le client demande seulement 10 exemplaires de cette pièce en titane. Ce sont des choses très complexes, avec peu de répétabilité et, pour faire cela, il faut payer très cher des ingénieurs. À l’inverse, dans le secteur du service, c’est plutôt simple et c’est répétable.

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