Hermès International : le luxe, le vrai !

LE DOSSIER DE LA SEMAINE

✍️ Par Nicolas MIGUET

La société Hermès a frôlé les 3.000 euros, en tout début de cette année 2025, avec un cours de 2.957 euros. C’était vraiment exagéré, puisque l’on dépassait les 65 fois le bénéfice estimé par action pour 2025. Depuis, le cours est retombé légèrement, reste baissier, mais est toujours en très légère hausse par rapport à celui du début de cette année, puisqu’il affiche un gain de 2,11 %, ce qui est assez impressionnant dans un secteur qui est actuellement plutôt délaissé. Avec un cours de 2.425 euros, l’action Hermès vaut presque 54 fois son estimation de résultat pour 2025, ce qui est particulièrement impressionnant.


Montres, maroquineries : on crée des manufactures.

L’entreprise de luxe investit toujours. Elle a annoncé au début du mois de juillet qu’elle allait agrandir son site horloger du Noirmont, à horizon de 2028, afin de passer à une surface totale de 11.000 m², et de recruter à terme une centaine de nouveaux collaborateurs. Implanté au cœur du Jura suisse, ce site accueillait initialement la fabrication des boîtiers de Joseph Erard, partenaire historique d’Hermès acheté en 2013. Située dans le canton de Berne, à Brügg, la manufacture du Noirmont est dédiée à la fabrication des bracelets en cuir et à l’emboîtage, alors que le fabricant Vaucher Manufacture Fleurier est spécialisé dans la conception des mouvements mécaniques de hautes horlogeries. Hermès a également acheté en 2012 la manufacture Natéber, spécialisée dans la fabrication de cadrans et basée à La Chaux-de-Fonds.

Quelles que soient ses activités, Hermès fabrique, et n’achète pas à l’extérieur. Dans les Ardennes, Hermès a posé la première pierre de son vingt-sixième site maroquinier, à Charleville-Mézières, qui ouvrira ses portes en 2027. C’est une manufacture qui va accueillir à terme 250 artisans formés aux savoir-faire du métier et à la fabrication des sacs à main de la maison. Il va s’agir du troisième site du pôle ardennais d’Hermès Maroquinerie-Sellerie, après Bogny-sur-Meuse en 2004 et La Sormonne en 2023. L’entreprise utilise une friche industrielle Deville, et renaturera un site industriel situé en bord de Meuse, actuellement totalement minéral.


Le zéro artificialisation net en pratique.

Près de Caen, à Colombelles, le groupe va implanter sa vingt-septième manufacture, avec la création de 260 emplois d’artisans à terme ce qui permettra d’augmenter la production dans ses collections de maroquinerie-sellerie. Cette vingt-septième manufacture, qui sera ouverte à horizon 2028, assure la croissance progressive du groupe, en plus des trois autres projets de manufactures qui sont actuellement en cours de développement, à L’isle d’Espagnac (en Charentes), à Loupes (en Gironde) et à Charleville-Mézières (dans les Ardennes). A Colombelles, près de Caen, le groupe va développer son nouveau site sur une parcelle appartenant à la friche de la Société métallurgique de Normandie, ce qui permet un réemploi assez heureux pour une activité qui a disparu il y a quelques années de cela.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.