Une maison posée sur un plan

Immobilier ancien : vers un redémarrage progressif du marché.

IMMOBILIER

✍️ Par Yannick URRIEN

Après une année 2024 marquée par le recul des volumes et une forte incertitude économique, le marché de l’immobilier ancien semble amorcer une phase de transition. Selon les derniers résultats de l’Observatoire Transaction de Guy Hoquet l’Immobilier, plusieurs signaux convergents laissent entrevoir une stabilisation, voire une reprise modérée, portée par un retour de la demande, une offre mieux calibrée et une détente progressive des conditions de crédit. 

La légère correction des prix observée depuis la fin 2023, combinée à un repli notable des taux d’intérêt, redonne de l’élasticité au marché. En avril 2025, le taux moyen des crédits immobiliers est tombé à 3,07 %, contre plus de 4 % fin 2023, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Cette détente permet à davantage de ménages d’envisager à nouveau un projet immobilier, dans un environnement moins contraint. 

Parallèlement, la production de crédits et les accords de financement repartent à la hausse, signe tangible d’un regain de confiance. Ce rééquilibrage entre acheteurs et vendeurs, après une longue période de décrochage entre les attentes, pourrait ouvrir la voie à un nouveau cycle plus rationnel. « Le marché entre dans une phase d’ajustement réaliste. Vendeurs et acquéreurs se rapprochent, appuyés par des professionnels de terrain capables d’accompagner des décisions plus structurées », estime Stéphane Fritz, président de Guy Hoquet l’Immobilier. 

La dynamique de redémarrage n’est toutefois ni uniforme ni linéaire. Chaque territoire évolue à son propre rythme, selon la tension de l’offre, la nature de la demande et la qualité des biens disponibles. 

En Nouvelle-Aquitaine, le marché affiche une accélération significative. Le volume de biens mis en vente a progressé de 11,1 % au premier trimestre 2025. La région bénéficie d’un regain d’intérêt pour des villes comme Bordeaux ou La Rochelle, ainsi que pour les communes littorales. Les prix moyens y restent relativement contenus (2 797 €/m²) pour des surfaces généreuses (118 m²), une équation particulièrement attractive pour les familles en quête d’espace. 

En Île-de-France, le marché reste tendu, même si l’offre progresse (+5,5 % par rapport à fin 2024). La région conserve des prix élevés (5 624 €/m²), mais les surfaces vendues restent inférieures à la moyenne nationale. Le manque d’espace et les contraintes budgétaires orientent une partie des acheteurs vers la grande couronne ou des alternatives régionales. 

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