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Les commodités qui influencent réellement les prix de vente.
IMMOBILIER
✍️ Par Yannick URRIEN
Une étude nationale menée par Casavo met en lumière l’impact de certains équipements sur la valorisation des biens immobiliers. La plateforme Casavo a analysé l'effet de plusieurs commodités - terrasse, parking, ascenseur - sur les prix au mètre carré dans les principales agglomérations françaises. Les résultats révèlent des écarts selon les zones géographiques et confirment que ces équipements peuvent influer de manière tangible sur la valeur d’un bien.
Parmi les critères les plus valorisés, la présence d’un balcon ou d’une terrasse ressort comme un élément différenciant dans la quasi-totalité des marchés locaux. À Nantes, un bien équipé d’un espace extérieur se négocie en moyenne 8,5 % plus cher que son équivalent sans. L’effet est similaire à Lyon (+7,2 %), avec une accentuation sur les petites surfaces, et encore plus prononcé en région PACA, où l’ensoleillement rend ces aménagements particulièrement attractifs : jusqu’à +12,1 %, voire plus de 15 % pour les extérieurs supérieurs à 10 m². En Île-de-France, la surcote moyenne avoisine 6,3 %, notamment dans les communes bien connectées au réseau de transport. « Un balcon ou une terrasse ne sont plus perçus comme des bonus. Ce sont aujourd’hui des leviers de valeur dans de nombreuses métropoles », observe Arthur Rollin, directeur général France de Casavo.
À rebours des idées reçues, la présence d’un stationnement n’est pas systématiquement synonyme de valorisation. Dans les centres-villes denses, les logements dotés d’un parking se vendent en moyenne moins cher au m². Ainsi, à Paris, le différentiel atteint -8,8 %, à Marseille -5,6 % et à Lyon -18,2 %. Cette contre-performance s’explique par la localisation plus excentrée des biens avec stationnement, souvent issus de programmes récents, moins recherchés que les immeubles anciens du cœur historique. En revanche, en périphérie ou en banlieue, l’effet est inverse : à Argenteuil, par exemple, la présence d’un parking fait grimper le prix au mètre carré de 13,9 %. Des écarts similaires sont constatés à Saint-Cloud (+18 %), Issy-les-Moulineaux (+14,9 %) ou Boulogne-Billancourt (+9,9 %).
Autre critère scruté : la présence d’un ascenseur. À Paris, elle induit une valorisation moyenne de +8,3 %, avec des biens se négociant à 9 619 €/m² contre 8 883 €/m² pour ceux situés dans des immeubles sans ascenseur. L’écart est encore plus marqué à Nice (+19,8 %) et à Nantes (+15,4 %). Mais ce constat connaît des exceptions. À Lyon, par exemple, les biens avec ascenseur se révèlent moins chers en moyenne, un paradoxe lié à la typologie locale : de nombreux logements sans ascenseur sont situés dans des immeubles anciens, idéalement placés dans des secteurs prisés.
L’étude met également en évidence la prime associée à un bien rénové. En moyenne, un logement refait à neuf se vend 9 % plus cher, avec un écart de 12,5 % à Paris et 13 % en Île-de-France. Toutefois, cette plus-value est moins facile à capter dans les villes où le marché est moins tendu. À Nantes, par exemple, la hausse moyenne liée à une rénovation se limite à 5,8 %, ce qui peut s’avérer insuffisant pour compenser des travaux lourds, souvent évalués autour de 2 000 € le m².
Enfin, un critère fait l’unanimité en défaveur de la valorisation : la situation en rez-de-chaussée. Quelle que soit la ville, ces biens se négocient en dessous des prix moyens, avec des écarts de -4 % à Paris et jusqu’à -10 % à Villeurbanne.