Les maires ruraux demandent une adaptation rapide du ZAN.

LA VIE DES COMMUNES ET COLLECTIVITÉS LOCALES

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Dominique Plancher, maire de Venasque (Vaucluse) : « Si l'on applique cette loi à la lettre, les communes rurales mourront à terme. » 

Le Sénat vient d’assouplir la loi Zéro artificialisation nette (ZAN). La loi ZAN prévoit de réduire et, d'ici à 2050, d'interdire l'artificialisation de terrains agricoles ou naturels. Adoptée il y a quatre ans, cette loi est très critiquée par les maires ruraux puisque, généralement, les communes rurales n'ont pas de terrains à renaturaliser. Le texte les oblige donc, en l'état, à ne plus rien construire du tout, ou presque. Dominique Plancher, maire de Venasque, estime que le risque encouru induit la mort des villages ruraux. Elle répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus. 


L’Hebdo-Bourseplus : Que représente cette affaire du ZAN pour les petites communes ? 

Dominique Plancher : C’est un problème de développement. La base de la loi ZAN est tout à fait louable, car beaucoup de choses se sont faites lors de ces dernières décennies, avec la création de nombreuses zones commerciales. Mais la problématique de cette loi, c’est que tout le monde a été mis dans le même entonnoir, les grandes villes, les villes moyennes et les communes rurales. Si l'on applique cette loi à la lettre, les communes rurales mourront à terme, parce que nous n’aurons plus de terres constructibles et l'on ne pourra plus se développer. 


N’y a-t-il pas autour de cette question un dogme qui implique qu’il serait difficile de faire marche arrière ? 

La base de la loi est vraiment louable. Il y a une réelle réflexion de la part de l’État et tout cela part d’un bon sentiment. Mais la problématique, c’est que l’on applique la même règle pour toutes les communes. Or, on ne peut pas appliquer la même règle pour une ville comme Marseille, une ville moyenne comme Avignon,et un village comme Venasque. Le gros problème, c’est que les bons élèves sont doublement pénalisés. Le sénateur Blanc défend nos villages corps et âme, parce qu’il a bien compris que cela bloque totalement le développement d’un village. Nous avons une école à faire vivre et il faut accueillir des jeunes couples, de préférence des primo-accédants.

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