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Un député préconise d'inscrire une règle d'or budgétaire dans la Constitution.
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Henri Alfandari, député Horizons d’Indre-et-Loire : « On sait que notre système est mort. »
Henri Alfandari, député Horizons d’Indre-et-Loire, vient de déposer un projet de loi afin d'instaurer une règle d’or budgétaire pour un retour à l’équilibre des finances publiques. En rappelant que depuis 1974, la France n’a pas voté de budget à l’équilibre, il a notamment déclaré : «L’objectif de cette proposition de loi constitutionnelle est donc d’inscrire une règle d’or budgétaire visant le retour à l’équilibre des lois de finances dans la Constitution ».
L’Hebdo-Bourseplus : Vous soulignez que le dernier budget à l’équilibre remonte à 1974. C’est un sujet que l’on semble découvrir, alors que si l'on remonte le temps, Raymond Barre en avait déjà fait un axe majeur de sa campagne présidentielle en annonçant ce qui allait se passer. C’est au moment où il y a le feu que tout le monde semble s’affoler…
Henri Alfandari : C’est un comportement humain. Souvent, c’est lorsque l’on n’a plus le choix que l’on réagit. On se rapproche de ce moment. Effectivement, c’était l’un des axes de campagne de Raymond Barre. Mais à l’époque, on avait mis en place le serpent monétaire européen et on a toujours ajouté des choses pour nous permettre d’emprunter à taux bas. On a toujours repoussé ce mur.
En plus, ce n’était pas toujours évident. Pendant longtemps, on a bénéficié d’un coût du travail compétitif, avec une forte productivité, un coût de l’énergie compétitif et une excellente dynamique économique. Au fur et à mesure du temps, on a perdu ces trois critères. Nous n’avons eu de cesse de renforcer les dépenses sociales, par idéologie, mais aussi parce que nous n’avons eu que des politiques keynésiennes, puisque la seule chose que nous regardions était la consommation.
Donc, la dépense publique a toujours continué d’augmenter. C’est la convergence de tout cela qui nous amène à aujourd’hui. En ruralité, j’ai appris quelque chose : quand un chêne est mort, on sait qu’il est mort. On ne sait pas s’il tombera dans un an, dans deux ans ou dans dix ans, mais on sait qu’il tombera. On vit exactement la même chose. On sait que notre système est mort et qu'il va tomber. Malheureusement, on est plus proche de la dernière année que de la première année.
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