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Equipementiers automobiles : à jeter avec les droits de douane de Trump ?
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
OPmobility, Forvia et Valeo sont à la cave, par un retour direct, massif, et pas particulièrement obligatoirement justifié. OPmobility, pour prendre cet exemple, a publié une forte progression de sa marge opérationnelle en 2024, avec 440 millions d’euros, +11,4 % et 4,2 % du CA.
Cette progression a été portée par une activité plus soutenue et une gestion maîtrisée de ses coûts. Elle ne s’élevait qu’à 3,8 % de l’activité en 2023. L’équipementier automobile a affiché un CA économique de 11,64 milliards d’euros soit une hausse de 2,8 % avec un résultat net part du groupe de 170 millions d’euros soit une progression de 4,2 %.
Forte croissance du tréflux chez OPmobility.
Beaucoup plus brillant, le tréflux (cash-flow libre) a été de 246 millions d’euros, en croissance de 19 millions d’euros. Ce qui fait que le dividende passe de 0,39 à 0,60 euro, ce qui est tout sauf à négliger. Le groupe vise une marge opérationnelle, un résultat net part du groupe et un tréflux supérieur en 2025 par rapport à 2024, tout en poursuivant la réduction de sa dette nette. En Amérique du Nord, où se situent les droits de douane instaurés par l’administration Trump, le CA a progressé de 7,8 % sur un an en 2024, la région a représenté 29 % du CA d’OPmobility. Outre les « Big Three » de Detroit que sont General Motors, Stellantis et Ford, l’équipementier français fournit notamment Tesla, via son usine texane.
Comme il n’y a pas de flux en provenance de Chine, du Mexique ou du Canada, il n’est absolument pas visé par les droits de douane sur les importations. OPmobility a un modèle d’affaire qui le protège, car il est très régionalisé, hyperlocalisé. La production se fait au plus près des usines de montage, pour le marché américain, il y a une production nord-américaine et la plus grande partie des composants utilisés pour ses produits vient des Etats-Unis. On peut considérer que le choix d’il y a quelques années de se concentrer sur le marché de l’Amérique du Nord sera rentable en 2025 et dans les années suivantes car, outre que c’est un marché qui a beaucoup moins de contraintes que le marché européen notamment réglementaire, il sera porté par la relocalisation sur place de fabrications naguère effectuées au Mexique ou au Canada.
Marges nord-américaines en hausse.