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Le scandale de la Dépakine n'est toujours pas réglé !
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Christine Loir, députée RN de l’Eure : « Parfois, il faut plus d’une trentaine d’années pour mesurer les conséquences d’un médicament ou d’un vaccin. »
Les risques neurodéveloppementaux de la Dépakine chez les enfants dont le père a été traité par cet antiépileptique ont été enfin reconnus. Désormais, ces « pères Dépakine » attendent une indemnisation au même titre que les mères. Christine Loir, députée de l'Eure, a interpellé la ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles sur l’absence d’indemnisation pour les enfants dont le père était sous traitement à la Dépakine avant la conception.
Alors qu'une étude de l’ANSM met en évidence un risque accru de troubles neurodéveloppementaux chez ces enfants, Christine Loire estime qu’il est impératif que ces familles soient reconnues et indemnisées à juste titre. Elle appelle le gouvernement à intégrer ces « papas Dépakine » au dispositif de l’ONIAM.
L’Hebdo-Bourseplus : Comment avez-vous été alertée sur cette affaire de la Dépakine ?
Christine Loir : D’abord, je suis concernée par les questions de santé, puisque je suis une ancienne soignante, et je suis membre de la Commission des affaires sociales. L’année dernière, j’avais interrogé le gouvernement à l’occasion de la Journée internationale de l’épilepsie, ce qui m’a amenée à évoquer différents problèmes, notamment celui de la Dépakine.
Lorsque je suis retournée à mon bureau, j’ai reçu un appel téléphonique d’un papa qui voulait me remercier d’avoir évoqué les problèmes posés par ce traitement. Le cas de la Dépakine est un exemple marquant des enjeux de santé publique liés à l’information et à la prévention des risques médicamenteux. Si des avancées ont été réalisées pour accompagner les familles concernées, il reste des situations encore peu reconnues, notamment celles des enfants nés de pères traités au valproate.
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