Un maire inquiet pour l'avenir de sa commune.

LA VIE DES COMMUNES ET COLLECTIVITÉS LOCALES

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Jean-Pierre Pichois, maire de L’Habit (Eure) : « Le jour où nous ne serons plus là, ce sera très grave. » 

Lors de la traditionnelle cérémonie de vœux, le maire de L’Habit, une localité située dans le département de l’Eure, a manifesté son inquiétude sur l’avenir de sa commune et du monde rural. Il évoque même une menace de rattachement avec une commune voisine s'il ne trouve pas un successeur : « Si nous ne constituons pas une équipe, nous serons rattachés à Bois-le-Roy, même si c’est contre notre gré. Cela signifierait des contraintes pour nous et certainement des hausses d’impôts. »

L’Hebdo-Bourseplus : Vous venez de faire part de votre inquiétude sur l’avenir de votre commune. Quelle est la situation ?

Jean-Pierre Pichois : Nous sommes une petite commune, et, depuis la crise sanitaire, nous sommes passés de plus de 500 habitants, à moins de 472 habitants. Donc, nous allons recevoir moins de dotations. C’est une certitude. La fiscalité de notre commune va augmenter de 1,1 point, je parle bien de la fiscalité que la commune paye à l’État, et à cela s’ajoute une hausse de l’électricité de plus de 5 %. Pour nous, c’est une situation extrêmement grave. J’ai un gros projet de sécurisation d’un carrefour qui nous relie à une commune voisine, mais mon collègue est aussi en difficultés financières avec sa mairie.

Donc, il a dû reporter les travaux, puisque nous ne sommes pas du tout certains d’avoir des subventions du département ou de la région. C’était un marché de 180 000 € qui devait être subventionné à 80 %. Je pense qu’il y a une volonté de supprimer les petites communes. Nous avons beaucoup de personnes âgées qui viennent en mairie pour qu’on les aide à faire leur déclaration sur Internet. Quand il y a des problèmes d’eau ou d’électricité, je règle directement leur situation. Le jour où nous ne serons plus là, ce sera très grave, parce qu’il y a quand même un tiers de la population qui n’a pas Internet.


Comment expliquez-vous cette baisse de la population ?

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.