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Le Sénat se penche sur une régulation de ChatGPT et de l'IA.
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Patrick Chaize, sénateur LR de l’Ain : « Cela nécessite une certaine éducation, de l’information aussi, sur toutes les possibilités de dérives. »
Saisis par les bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat pour faire un point sur les nouveaux développements de l’intelligence artificielle dans le contexte de la révolution de l’IA générative, les sénateurs ont adopté un rapport très complet pour dresser le bilan des technologies d’intelligence artificielle et anticiper les tendances qui se dégagent.
Au terme d’investigations approfondies auprès des meilleurs experts mondiaux du sujet, les rapporteurs ont étudié les différents modèles d’IA et le détail de leur fonctionnement, déterminé les enjeux politiques, économiques, sociétaux, culturels et scientifiques qu’ils soulèvent, comparé la stratégie nationale française en IA à près de vingt autres, dans l’Union européenne et dans le reste du monde, et analysé une dizaine de projets de gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle. Le rapport préconise 18 recommandations, dont 5 à soutenir dans le cadre du Sommet pour l’action sur l’IA qui se tiendra à Paris les 10 et 11 février prochains.
L’Hebdo-Bourseplus : Avons-nous des marges de manœuvre sur la régulation de l’intelligence artificielle, alors qu'il s'agit d'un phénomène mondial ?
Patrick Chaize : L’intelligence artificielle est un sujet mondial et cela signifie que quiconque souhaiterait réguler l’IA à son niveau aurait des difficultés dans l’application de sa régulation. Le monde numérique n’a pas de frontières. Les propositions que nous faisons, que l’on retrouve dans le rapport que nous avons rendu il y a quelques semaines, visent à dire que pour se poser les bonnes questions et faire de la régulation, il faut le faire à l’échelle mondiale.
Il faudrait pouvoir se mettre d’accord sur une organisation mondiale susceptible de porter cette réflexion et qui pourrait fixer un cadre dans lequel l’intelligence artificielle pourrait se développer. Vous avez raison, cela n’a pas beaucoup de sens à l’échelle française et nous aboutirions à une impasse. Ce constat est vrai pour n’importe quel pays. Même si les États-Unis décidaient de définir un cadre, ce qu’ils ne feront jamais, les acteurs de l’IA quitteraient les États-Unis pour s’installer ailleurs.
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