⟵ Retour
La droite doit affirmer fièrement ses valeurs.
EN DIRECT AVEC...
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Sophie Vaginay-Ricourt, députée UDR des Alpes-de-Haute-Provence : « Il est nécessaire de faire un virage libéral. »
Sophie Vaginay-Ricourt, députée UDR des Alpes-de-Haute-Provence, est nommée vice-présidente du parti Union des Droites pour la République, créé par Éric Ciotti. Elle commente l’actualité politique de la semaine.
L’Hebdo-Bourseplus : On assiste à un nouveau mouvement de colère des agriculteurs, qui affirment que les promesses du précédent gouvernement n’ont pas été respectées. Est-ce également ce que vous entendez ?
Sophie Vaginay-Ricourt : L’agriculture subit une crise très importante, c’est aussi la conjoncture de plusieurs problèmes. La loi de programmation agricole n’a pas pu être votée en raison de la dissolution et maintenant la crise est aggravée en raison des aléas climatiques. Aujourd’hui, c’est vraiment très compliqué pour les agriculteurs. En plus, il y a les élections aux chambres d’agriculture en janvier prochain. Donc, tout cela fait que le monde agricole est en effervescence. Il y a aussi la question des normes. Il y a la surtransposition des normes européennes, c’est un mal très français et, évidemment, cette question du Mercosur, puisqu’il y a la menace de toutes les importations sud-américaines qui vont inonder le marché européen, tout cela parce que les Allemands veulent ouvrir le marché sud-américain à leur marché automobile. À cela s’ajoute la question de l’Ukraine. Le blé ukrainien arrive par des corridors sanitaires et cela fait baisser le prix du blé. Donc, nos agriculteurs produisent à perte.
Comment se fait-il que ce sujet ne mobilise pas davantage la population ?
Nous sommes vraiment sur un enjeu de souveraineté alimentaire. Dans les années 70, il y avait 1,5 million d’agriculteurs en France. Or, aujourd’hui, il y a moins de 400 000 exploitations. Même si les exploitations sont plus grandes et si le mode de production a changé, il faut bien comprendre que c’est une agriculture qui s’effondre complètement. Il y a aussi le scandale du blé canadien. On parle des normes environnementales, le glyphosate est interdit en France, mais on importe du blé canadien tout en sachant que les agriculteurs canadiens utilisent du glyphosate pour le moissonner plus rapidement. On importe du blé qui ne respecte pas les normes sanitaires et on fabrique ensuite des aliments transformés en France. J’ajoute que les Canadiens sulfatent le glyphosate sur le blé à moissonner, ce que ne faisaient jamais les agriculteurs français qui s’en servaient uniquement pour détruire les mauvaises herbes. On peut plaider pour des normes, cela se comprend, mais cela doit concerner tous les produits et, évidemment, tous ceux qui rentrent sur le sol français.
Pour lire ce numéro (Accès numérique)
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.