Un croquis d'un immeuble

Laforêt annonce un retour des acquéreurs.

IMMOBILIER

✍️ Par Yannick URRIEN

Le réseau Laforêt annonce une hausse des transactions de 2,5 %, « confirmant la tendance timide de +0,9 % observée à la fin du premier semestre ». Cependant, « il serait prématuré de se réjouir pleinement. Bien que le marché affiche des signes de reprise, rien ne garantit que cette tendance soit durable, surtout face à l’inflation persistante et aux incertitudes économiques qui demeurent omniprésentes. » L’étude indique que la demande enregistre une hausse de 11 % à Paris : « La capitale retrouve son statut de valeur sûre, concentrant des atouts majeurs, tels que l’emploi, les transports, les services publics ou encore l’éducation. De plus, les prix y ont nettement baissé, passant de 10 588 €/m2 en décembre 2021 à 9 488 €/m2 aujourd’hui. L’Île-de-France reste en revanche à la peine. La demande y recule encore de 1 % en raison de prix qui se sont insuffisamment ajustés, tandis que dans les autres régions françaises la demande suit la courbe nationale, en hausse de 5 %, sur fond de baisse des prix. »

L’étude du réseau indique que, sauf à Paris, « l’offre continue de se reconstituer, à un rythme néanmoins moins soutenu qu’au printemps, période de prédilection pour les mises en vente. Entre septembre 2023 et septembre 2024, elle augmente encore de 16 %, suivant toutefois une trajectoire plus affirmée en Île-de-France (+19 %), où les stocks de biens disponibles s’accumulent, peinant à trouver preneur. Les autres régions suivent la tendance nationale (+14 %) tandis qu’à Paris, ville où la demande bondit le plus fortement, l’offre recule de 4 %. Sur le plan national, ce processus de reconstitution s’effectue essentiellement par l’intermédiaire des maisons (+19 %), dont les prix restent encore trop souvent décorrélés de la réalité du marché, de nombreux propriétaires restant sur le référentiel de la période « post-COVID ». Le stock d’appartements, lui, ne se reconstitue qu’à hauteur de 10 %. »

Enfin, les prix poursuivent leur courbe descendante. Nous notons, dans ce rapport, que depuis septembre 2023, ils ont reculé de 4,5 % pour atteindre un prix moyen de 3 251 €/m2 en France. Paris confirme son travail de correction au sein de ses arrondissements : 11 d’entre eux, soit plus de la moitié, affichent désormais un prix inférieur à 10 000 €/m2, le 9e arrondissement ayant récemment franchi ce seuil symbolique. L’Île-de-France poursuit quant à elle sa chute, entamant le dernier trimestre avec une baisse de 8,6 % par rapport à septembre dernier, confirmant ainsi la diminution observée à la fin du 1er semestre. Elle est aujourd’hui la région la plus touchée par la baisse des prix. Passée sous le seuil des 4 000 € au semestre dernier, elle persiste et signe, affichant un prix moyen de 3 923 €/m2. Dans les autres régions, les prix poursuivent également leur inflexion (-3,9 % contre -3,6 % à la fin du 1er semestre). Ils se situent en moyenne à 2 452 €/m2. Un chiffre qui masque cependant des disparités : « Tandis que presque toutes les métropoles affichent une tendance à la baisse, les zones périphériques voient des prix encore trop élevés. Les maisons, dont les prix ont flambé à partir de 2020, peinent à revenir à des niveaux raisonnables. »

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