Un croquis d'un immeuble

PAP estime que le marché reprend doucement.

IMMOBILIER

✍️ Par Yannick URRIEN

PAP souligne dans sa dernière étude que « la rentrée 2024 offre des perspectives de marché plutôt encourageantes, avec une augmentation du nombre d’acheteurs. En effet, la baisse des taux commencée en début d’année incite les acheteurs à se remettre en recherche d’un bien. On constate toutefois une certaine diversité selon les régions, où l’Île-de-France est toujours en peine. Et où d’autres régions surnagent, comme le littoral ou la montagne. » Notons que le volume de recherches augmente de +2,9 % en août, ce qui présage une reprise au niveau des ventes : « Il s’agit donc d’une reprise, mais modérée. Et toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne. En particulier, l’Île-de-France reste en baisse, même si celle-ci s’atténue au fil des mois. »

L’étude souligne : « Au-delà de la crise du financement, qui a touché toute la France, l’Île-de-France subit une relative perte d’attractivité depuis la crise sanitaire. En effet, ses prix y restent élevés et entraînent une qualité de vie insuffisante pour les primo-accédants (logements trop petits ou trajets trop longs). De plus, pour les investisseurs, le début d’un cycle baissier des prix a mis fin à l’idée selon laquelle n’importe quel achat parisien donnerait lieu à une plus-value. Ceux-ci sont désormais plus prudents. La situation doit toutefois être relativisée : l’analyse du top 100 des annonces de l’été à Paris montre des indicateurs qui sont loin d’être alarmants. Ces annonces ont reçu en moyenne 26 contacts. Leur prix moyen affiché est de 9 734 € / m². Les studios y sont surreprésentés (47 % des biens), ainsi que les passoires thermiques (32 % des biens). On constate donc que les petites surfaces, avec un prix compétitif, continuent d’attirer de nombreux acheteurs. De plus, certains départements d’Île-de-France affichent une reprise plus rapide, comme l’Essonne ou la Seine-et-Marne, ce qui s’explique par leurs prix plus accessibles. Et il faut également noter une forme de « remontada » de la Seine-Saint-Denis depuis les Jeux olympiques. »

Autre point important de l’étude : « Contrairement au reste du pays, le littoral comme la montagne connaissent des évolutions très positives. Ces zones ne sont presque pas touchées par les baisses de prix, au contraire, ils augmentent. Exemple : la ville d’Hossegor, dans les Landes, a connu une augmentation de 15,24 % entre 2022 et 2024. Même taux d’augmentation pour la ville de Chamonix, dans les alpes : 15,06 %. Le littoral et la montagne attirent de plus en plus de Français, notamment depuis la récente pandémie. De nombreuses familles aisées, souvent des cadres pouvant travailler à distance, investissent dans des résidences secondaires. Les retraités sont également présents sur le littoral, et renforcent le poids de la demande. Ce sont des acheteurs souvent aisés, qui ne recourent pas forcément au crédit, et ont donc été moins impactés par la hausse des taux d’intérêt. »

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