Un regroupement pédagogique pour pallier la fermeture de l’école

LA VIE DES COMMUNES ET COLLECTIVITÉS LOCALES

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Joseph-Marie Allétru, maire de Saint-Martin-l’Ars (Vendée) : « On nous promet monts et merveilles et, ensuite, on nous sacrifie. »

L’école de Saint-Martin-Lars a fermé ses portes. La direction de l’enseignement catholique devait maintenir cette école, toutefois cette promesse n’a pas été tenue. Le maire de la commune a dû trouver une solution en quelques mois pour scolariser 18 élèves en primaire et 12 en maternelle. Finalement, Joseph-Marie Allétru a décidé de se rapprocher de deux communes, Saint-Juire-Champgillon et La Réorthe, pour rejoindre un RPI (regroupement pédagogique intercommunal). Joseph-Marie Allétru est en colère, car, après la fermeture de l’école, déplore-t-il, « on a le sentiment d’être déclassé, avec la peur ensuite de perdre les commerces, comme la boulangerie. »


L’Hebdo-Bourseplus : Quand avez-vous appris que votre école allait fermer ?

Joseph-Marie Allétru : L’école de Saint-Martin-Lars est une école privée. Nous étions sous contrat d’association depuis 2001, donc cette décision de fermeture a été décidée par la direction du diocèse. Nous avons été informés le 15 décembre 2023 de la fermeture de l’école. Depuis 2020, nous étions en discussion sur la situation économique de l’école et la commune a pris 100 % des charges opérationnelles à son compte pour que l’école puisse être saine sur le plan financier. Nous avons tenu nos promesses et l’ancien directeur du diocèse nous avait promis que l’école resterait ouverte et qu’il y aurait des aménagements. Nous sommes partis sur un projet de bâtiment neuf en 2022 et, lorsque le nouveau directeur du diocèse est arrivé fin 2023, il nous a annoncé que ce serait la fermeture. Nous sommes un peu dégoûtés, car on nous promet monts et merveilles et, ensuite, on nous sacrifie. J’ajoute que deux emplois font les frais de cette fermeture.


Qu’est-ce qui a motivé la fermeture de cette école ?

Je ne suis pas à leur place, c’est sans doute une question de restructuration financière au niveau du diocèse. Le bâtiment n’était pas de dernière génération, donc il y avait des travaux à faire, avec de l’insalubrité, mais si l'on veut maintenir l’école, on peut peut-être y arriver. La démographie scolaire est en berne, elle diminue chaque année et les petites unités font les frais de cette restructuration.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.