Une maison posée sur un plan

La FNAIM analyse l’immobilier dans les stations balnéaires : un marché à part.

IMMOBILIER

✍️ Par Yannick URRIEN

La Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) présente son étude estivale sur les stations balnéaires. Pour mener cette analyse, la FNAIM a comptabilisé 520 stations balnéaires, à savoir des villes littorales qui ont soit une plage, soit sont classées station de tourisme et qui comptent au moins 15% de résidences secondaires (ce qui exclut notamment Nice et La Rochelle). Ces communes stations balnéaires ont pour la plupart peu de résidents permanents (les 4/5e ont moins de 5 000 habitants). Elles concentrent une forte part de résidences secondaires : 47% contre 10% pour l’ensemble du parc de logements de France métropolitaine. La part des logements énergivores (étiquettes DPE « F » ou « G ») est en moyenne moins importante dans ces communes : 9% contre 13% pour l’ensemble des communes de France métropolitaine. Mais ce résultat masque d’importantes disparités régionales : les stations balnéaires du Nord (régions Hauts-de-France, Bretagne, Pays de la Loire) ont des taux élevés de logements énergivores alors que les stations balnéaires du Sud (régions Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur) ont des taux faibles.

Le prix des logements est en moyenne 50% plus élevé dans les stations balnéaires : 4 514 €/m² en moyenne au 1er juin 2024 contre 2 933 €/m² en France métropolitaine. Le prix des logements dans les stations balnéaires a davantage augmenté qu’en France métropolitaine (+38% depuis 2014 contre +22%), et notamment pour les maisons durant la période post-covid : en 2 ans, entre juillet 2020 et juillet 2022, les maisons dans les stations balnéaires ont progressé de +25% (contre +17% pour les maisons en France métropolitaine), soit plus de +1% par mois sur cette période. Après avoir baissé en 2023 (-2,4% sur un an), les prix dans les stations balnéaires sont sur un plateau depuis début 2024 (+0,2% sur 5 mois). Leur évolution est plus favorable que dans l’ensemble du pays. Les prix sont nettement plus élevés en région PACA (5 820 €/m² en moyenne dans les stations balnéaires) et Nouvelle-Aquitaine (5 044 €/m²). Les prix sont plus abordables en Normandie (3 394 €/m²) ou en Bretagne (3 538 €/m²). Les 3 villes les plus chères de France sont des stations balnéaires : Ramatuelle (16 083 €/m²), Saint-Jean-Cap-Ferrat (15 819 €/m²) et Saint-Tropez (14 400 €/m²), et on compte 9 stations balnéaires parmi les 20 villes les plus chères de France. En ce qui concerne le profil des acquéreurs dans les stations balnéaires, ils sont en moyenne de 9 ans plus âgés que la moyenne nationale (54,7 ans contre 45,8 pour les acquéreurs en France métropolitaine) et il y a une plus grande part de non-résidents parmi les acheteurs étrangers (47% contre 38% pour les étrangers en France métropolitaine). Parmi les 520 stations balnéaires, 157 (soit 30%) ont donc été identifiées comme étant à risque de submersion (61 en Bretagne, 36 en Normandie, 34 en Nouvelle-Aquitaine, 7 en Pays de la Loire, 7 en Occitanie, 5 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 5 en Corse et 2 en Hauts-de-France). Enfin, l’étude constate que « depuis 2023, on observe que les prix dans les stations à risque diminuent davantage que ceux des autres stations. »

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.