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Une reprise attendue, mais encore lointaine, selon la FNAIM.
IMMOBILIER
✍️ Par Yannick URRIEN
La Fédération Nationale de l'Immobilier (FNAIM) a publié une note de conjoncture soulignant que, bien que le marché immobilier ait peut-être surmonté le pire, une véritable reprise ne se profile pas avant 2025. Les cycles immobiliers étant longs, les acheteurs devront faire preuve de patience. Actuellement, la capacité d'achat reste insuffisante malgré quelques signaux positifs tels que l'augmentation des visites de logements et la fréquentation des sites d'annonces, en partie grâce à une légère baisse des taux de crédits et des prix. Pour le second semestre de 2024, la FNAIM anticipe une stabilisation du marché en termes de volumes, plutôt qu'une reprise. Les indicateurs de marché demeurent négatifs avec des compromis et des ventes en baisse, une production de crédit réduite, des prix qui ne baissent pas significativement et des taux de crédit à l'habitat toujours élevés comparés à l'année précédente.
La tendance à la baisse des ventes se poursuit, avec 835 000 transactions enregistrées sur les 12 mois précédant fin février 2024, marquant une diminution de 23% en un an. La FNAIM prévoit une baisse des ventes de 8% pour l'ensemble de 2024, atteignant environ 800 000 transactions. Cette tendance concerne l'ensemble des territoires, et le marché du neuf est particulièrement touché, enregistrant ses niveaux de ventes les plus bas depuis 1995. L'augmentation des taux de crédit a considérablement réduit la capacité d'achat des primo-accédants et dissuadé les ménages propriétaires de déménager, de peur de voir leur taux de crédit augmenter. Cette situation entraîne une baisse des ventes dites "de confort", qui ne sont pas motivées par des événements de la vie tels que les naissances, divorces ou décès.
Les prix des logements, après avoir fortement augmenté avant et après la crise sanitaire, sont désormais en légère, mais constante diminution depuis début 2023. La FNAIM indique que « cette baisse des prix est nécessaire pour compenser la hausse des taux de crédit immobilier et préserver la capacité d'achat des acheteurs. Néanmoins, cette baisse reste modeste et insuffisante pour compenser entièrement la hausse des taux. » La baisse des prix touche presque tout le territoire, y compris les zones touristiques. Paris (-4,8% sur un an) et les dix plus grandes villes de province (-2,6%) sont parmi les plus impactées. Des villes comme Lyon (-7,1%), Nantes (-7,8%) et Bordeaux (-5,0%) connaissent des baisses significatives, contrairement à Nice qui résiste (+3,9%). La banlieue parisienne, où les prix ont le moins augmenté ces dix dernières années, voit également une diminution des prix. Les grandes métropoles, où les prix élevés rendent les acquéreurs plus sensibles aux taux de crédit, sont particulièrement touchées par cette baisse de capacité d'achat.
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